No Pasaran

J’ai été particulièrement épaté par le comportement des syndicats suite à l’annonce de la fermeture de Merck Serono. On l’a maintes fois déjà dit dans les médias, mais répétons-le: ils se sont portés au secours des futur ex-employés dès le premier jour, tel le preux chevalier rouge, alors qu’un nombre infime seulement de ces personnes était affilié à un syndicat. Le licenciement le plus important que la Suisses Romande ait connue et le combat contre une multinationale basée en Europe sont des raisons bien suffisantes, me direz-vous, pour qu’Unia se mobilise, parce que ça pouvait être  très bon pour son image. Mais au-delà de l’image, au-delà de l’envie de se mesurer à une multinationale, nous avons surtout rencontré des femmes et des hommes convaincus de la nécessité de la lutte ouvrière, prêts à nous aider et nous soutenir, nous accompagner dans nos démarches et nous conseiller tout en nous laissant à nous les employés le dernier mot sur toutes les décisions que nous prenons. Alors je dis ici, merci Unia, merci le syndicalisme !

Je vous ai dit que je m’étais récemment syndiqué ? 😉

Berlin

BerlinBerlinNous sommes donc déjà allé par deux fois à Berlin, comme vous avez déjà pu le constater, et c’est une capitales très intéressante qui mêle histoire ancienne et moderne, capitalisme et communisme, punks et baba cools, bâtiments staliniens et architecture ultra-moderne, comme on pourra le voir à travers ce patchwork de photos dans lequel on reconnaître pêle-mêle le mur ou son ancien tracé, la tour de la télévision, de l’architecture, des monuments aux divers victimes du nazismes, le métro, un lieu culturel, L’ampelman et plein d’autres symboles de la capitale allemande.

–> Toutes les photos de Berlin
–> European Blues Challenge 2012
–> European Blues Challenge 2011

 

 

3 Mousquetaires de la Photo de Concert

Dave Arcari @ Le New Morning. Paris 2012Je me suis remis à faire des photos de concerts vers la fin de 2008 et j’avais rejoint le BAG (Blues Association de Genève) justement pour y pratiquer cette activité dans le cadre de l’association. Une chose en entraînant une autre, j’ai commencé à faire la communication pour les concerts du BAG et en 2009 et lorsqu’il m’a fallu une photo de Gerry Joe Weise pour annoncer notre premier concert au BDG Club, je suis presque naturellement tombé sur un cliché de Yann Charles, l’un des meilleurs et plus prolifiques photographes de blues (et de rock) de l’hexagone. Après avoir échangé quelques mots par email, j’ai donc commencé à suivre son travail sur flickr ou sur facebook et remarqué qu’il partageait souvent la fosse et des commentaires avec plusieurs confrères parmi lesquels Bruno Migliano (Nono du Blues) et Xav’ Alberghini, tous deux excellents photographes également, pratiquant à Paris et ailleurs. De fil en anguille j’ai donc commencé à entretenir des échanges amicaux avec Yann et continué de suivre plus particulièrement le travail de chacun d’eux sur internet, m’en servant également comme référence pour ma propre progression dans l’art de la photographie de concert que je redécouvrais en numérique.

Asaf AvidanC’est donc avec un bonheur énorme que j’ai rencontré ces 3 photographes en chair et en os à la récente finale de l’European Blues Challenge à Berlin, où j’ai eu tout le loisir de parler, manger et boire avec eux, tout en les observant au travail (sauf Xav’ qui était à Berlin essentiellement en tant que manager du Blues Power Band). Il est intéressant de noter que chacun d’eux à son style propre, même si c’est très réducteur de parler d’un style puisqu’ils sont tous capables de faire n’importe quelle type de photo comme on peut leur voir dans leurs collections sur flickr ou dans leurs galeries. Mais il y a quelques tendances qui les différencient bien: Yann par exemple travail beaucoup en grand angle et surtout fait des cadrages très originaux , parfois peur orthodoxes mais qui surprennent parce que justement ils fonctionnent très bien. Bruno est un maître du noir et blanc et de la lumière et regarder ses photos me donne vraiment envie de faire plus souvent  des photos en teintes de gris. Et même quand il fait des photos en couleur, celles-ci sont souvent adoucies et dans tous les cas les lumières sont toujours parfaitement placées sur la photo. Xav lui est plus rock, ses photos sont plus souvent des plans serrés (comme moi, peut-être ?), trés énérgétiques avec souvent des couleurs vives, même si il réussit avec le même bonheur des photos en noir et blanc,  toujours dans des cadrages assez serrés. Encore une fois, ces lignes sont très réductrices du talent immense des ces photographes, qui ne s’arrêtent de loin pas aux tendances que je décris: encore une fois, il suffit de parcourir leurs galeries pour s’en convaincre.

Pour finir, il y a plein d’autres photographes, dont par exemple Frankie Bluesy Pfeiffer, que j’ai rencontré à Berlin en 2011, dont on voit trop peu de photos sur internet mais qu’on peut parfois trouver sur myspace, facebook ou dans des magazines de blues comme Blues Magazine, et dont j’admire également le travail.  Et plein d’autres photographes encore dont je parlerai peut-être un jour ici !

Yann Charles : www.flickr.com/photos/isayann et www.yannpics.fr
Bruno Migliano : www.flickr.com/photos/nonodublues et www.brunomigliano.com
Xav’ Alberghiniwww.flickr.com/photos/xavphotographer et www.liveportraits.fr

Les photos de cette article sont « tous droits réservés » et ne peuvent être utilisées sans l’autorisation de leur auteur.

 

EBC 2012

Rita Engedalen & Backbone @ EBCJ’étais à Berlin le week-end dernier, notamment pour suivre la seconde édition de l’European Blues Challenge qui se déroulait comme l’an dernier dans la Kesselhaus de la Kulturbrauerei une ancienne brasserie complètement reconvertie en centre culturel comprenant des cinés, des salles de concerts, des bars et des boîtes de nuit. Un très chouette endroit, dont curieusement je ne vous ai pas parlé l’an dernier pour la première édition.

Du côté musical, 19 groupes participaient à cette évènement sur 2 soirs et d’une part la qualité était d’un excellent niveau et d’autre part il y avait là toutes les saveurs du blues, du plus « roots » avec guitare acoustique au plus moderne avec des blues/rock très contemporains. Le niveau général était très bon et groupe suisse Marco Marchi & the Mojo Workers – selectionné lors de la finale du Swiss Blues Challenge à Genève – sans être dans le trio de tête a fait une excellente prestation, fort remarqueé et bien appréciée par le public et le gratin du blues.

A suivre un de ces jours: des photos de Berlin.

Antelope Canyon

Antelope CanyonEn 2010 nous avons fait un voyage dans le sud-ouest américain comprenant la visite d’une bonne partie des parcs nationaux entre Denver et Las Vegas et une série de photos qui est encore « dans les cartons », comme j’ai coutume de nommer les images encore à trier. Très récemment j’ai rapidement parcouru ma collection et décidé de prendre le taureau par les cornes et d’en éditer au moins quelques-unes de temps pour mon plaisir et aussi le votre, je l’espère.

Antelope Canyon est un un classique du genre si l’on passe à Page ou à proximité du Lac Powell dans l’Arizona et il est situé en territoire Navajo, qui en assurent la gestion et la visite. C’est notamment un classique de la photographie puisque les plus grands photographes comme Peter Lik ou des milliers, probablement même millions d’autres photographes de tous niveaux sont allés prendre des clichés des puits de lumières qui illuminent les fentes etroites, dans des « photographic tours » guidés par un indien Navajo. Sur ce coup-là nous avons eu une chance monstrueuse puisque la première agence à qui j’avais téléphoné n’avait plus de places, mais l’une des 2-3 autres agences autorisées avait des disponibilités et nous nous sommes retrouvés dans un groupe de 3: ma femme et moi, un Indien (d’Inde) et Sherry, notre guide indienne Navajo. Le canyon est très étroit, mais à 3 c’était en tout cas plus confortable que pour le groupe de 10-12 que nous avons croisé en route ! C’est probablement celui qui était plein et je me suis réjoui d’avoir téléphoné trop tard !

Antelope CanyonEn plus des groupes de photographes, on peut aussi visiter le canyon normalement et sans photos, mais toujours sous la direction d’un guide indien et c’était parfois très rock’n’roll pour arriver à prendre des photos sans une cohorte de touristes passant devant l’objectif. Pour finir il faut savoir que la plupart des rochers et même les ombres qu’ils forment portent des noms, qu’il s’agisse de l’ours ou de la vieille squaw, mais j’avoue que j’étais trop occupé à photographier pour prendre des notes !

On se rendra compte en cherchant « Antelope Canyon » qu’il existe des centaines de photos de l’endroit, mais je suis quand même très content d’y être passé et d’avoir pu faire les miennes, même si elles n’ont rien de bien original !

–> Toutes mes photos d’Antelope Canyon

Lumières dans la nuit (II)

C’est un domaine que j’ai commencé d’explorer dès les premières heures où j’ai eu un appareil photo réflexe entre les mains, j’en ai déjà parlé en 2009 et presque chaque fois que je capte une lumière brillant dans la nuit. Bref, pour compléter ma collection j’ai passé une soirée à la fête foraine de la plaine de Plainpalais (Genève) au mois de décembre 2011. Du point de vue photographique c’est un peu décevant parce qu’il y a peu de manèges qui bougent et aussi parce que les points de vue possible et les cadrages sont assez limités. Mais c’est néanmoins toujours aussi fascinant à prendre, faudra que je pense à en refaire une série lors des fêtes de Genève.

Un style de photo de concert ?

Floyd Beaumont & the Arkadelphians @ BAG ThursdayLorsqu’on photographie un groupe en concert pour la première fois, on a toujours le souci de bien faire et on se limite donc forcément à un style de photo classique, à un genre qu’on maîtrise bien, et le plus souvent en couleur. C’est d’autant plus vrai si on n’a que 2-3 chansons pour pouvoir faire son travail comme c’est le cas dans beaucoup d’endroits. Pour moi –  et comme pour la plupart des photographes je pense – si l’appréciation du public est importante, l’ultime récompense est que l’artiste soit satisfait de sa photo ou de celle du groupe et qu’il s’y reconnaisse pleinement. En conclusion, on essaye définitivement d’assurer en osant éventuellement une incursion dans le noir/blanc si on sent que c’est un style qui est apprécié par le modèle.Swamp Train @ BAG Thursday D’ailleurs, et en apparté,  le noir/blanc est un style en soi et son utilisation ne devrait pas être limitée à la récupération de photo en couleur ratées ou trop saturées, ce qui est trop souvent le cas (et je le fais aussi), mais je reviendrai peut-être un autre jour sur ce sujet.

Par contre, quand on photographie le même groupe pour la 3ème ou 4ème fois dans des circonstances un peu similaires aux précédentes fois, on peut commencer à s’amuser et tenter de nouvelles approches et des styles différents. Pour ma part j’essaye actuellement de développer un style différent, quelquechose qui ne soit plus de la couleur mais pas non plus complètement du noir et blanc, ni des virages de type sépia,  et qui en même temps soit proche de ce qu’on pouvait faire en argentique avec des films poussés à leur maximum et qui présentaient du grain (j’adorais le grain dans les photos noir/blanc).Awek @ BAG Thursday Cette technique, dont on peut voir quelques exemples dans cette article est intéressante parce qu’elle n’est pas qu’une manipulation de « développement » de la photo, mais une combinaison de techniques qui début à la prise de vue. Je n’ai personnellement jamais vu encore ce type de désaturation appliqué aux photos de concerts – ce qui ne veut pas forcément dire que c’est original – et je ne saurais même pas sous quel nom je pourrais chercher sur le web. Ce qui est certain c’est que je vais encore y travailler dans les prochains mois pour améliorer quelques détails de cette technique dont je ne suis pas encore satisfait à 100%.

La plupart des sujets sur lesquels je l’ai appliqué l’ont en tout cas trouvé sympa et personnellement j’aime bien, sinon je ne pense pas que j’aurais renouvelé ma première expérience. Et on verra comment tout cela évolue dans le futur !

CD Blues Rules Live

J’ai eu la chance et le bonheur de participer aux 2 premiers Blues Rules Festivals à Crissier et on peut retrouver des extraits des tous les artistes de la  deuxième édition en 2011 dans ce CD Live paru au mois de décembre. Ce qui est vraiment magique c’est que chacun des 16 groupes a donné son autorisation pour publier un morceau sur ce CD et on y trouve donc absolument tout le monde ! On y retrouve donc la diversité de ce festival de blues alternatif et roots tout à la fois, de Bob Log III à Kenny Brown en passant par Chapel Hill, Scissormen, Roland Tchakounté ou les régionaux Floyd Beaumont and the Arkadelphians.

On peut se procurer ce CD chez Nayati Dreams ou à l’accueil lors des concerts du BAG (Brasseur des Grottes).

L’idée de marquer cette deuxième édition avec la sortie d’un album live m’avait d’ailleurs tellement plu lorsque les patrons du festival Thomas et Vincent m’en avaient parlé que j’ai aussitôt décidé de participer à sa coproduction à titre personnel, avec le BAG, le studio de Raphaël Moquet, Martine Henriod et le Blues Rules bien évidemment. Et j’ai encore un motif supplémentaire d’être fier de ce CD, puisque les photos qui habillent la pochette (faite par Vincent Delsupexhe) sont de Davide Gostoli et moi-même, photos qu’on peut comme d’habitude retrouver dans le classeur Blues Rules 2011 sur mon espace flickr.

Et du coup pour 2011 cela me fait 4 pochettes de CD à mon actif, une de plus qu’en 2010 !

Blues Rules 2011 Live - externealexx & lio the moonshine tracksBonny B. live 2011Red Dog Blues Band Live at the Palladium

Sur le même sujet:

CD à voir mais surtout à écouter !
Blues Rules Festival Crissier 2011

2010 – Les séries de 3

Blues Rules 2010

Une pochette que je n’ai pas faite

C’est assez marrant quelquefois les hasards de la vie. L’automne dernier je ne sais plus du tout ce que je cherchais sur internet –  cela devait forcément être en relation avec la musique – et je suis tombé sur la description d’un disque dont je n’avais jamais entendu parlé, ou alors je l’avais complètement oublié ce qui est également une possibilité: un vinyle du concert de Luther Allison, Otis Rush et Eric Clapton à Montreux en  1986.  Mais je suis quasiment certain de n’en avoir jamais entendu parlé auparavant parce que si je ne me souvenais pas du vinyle au moins je pense que j’aurais dû me souvenir de la pochette. Parce qu’à y regarder de près, la photo qui illustre ce disque à très probablement été prise à quelques secondes d’une photo que j’ai prise au même moment et dont je vous parlais l’été dernier lorsque j’ai mentionné  Bernard et Luther Allison, et que je vous remets ci-dessous.

Otis Rush, Eric Clapton. Luther Allison

C’est là aussi en comparant la qualité des deux images qu’on mesure que je n’étais qu’un débutant à l’époque. J’en suis toujours un, mais j’avais vraiment une très faible expérience de la photo de concert en couleurs en 1986 et je faisais plus facilement du N/B, qui était un peu plus confortable pour un amateur. En ces périodes lointaines pour faire de la couleur en concert il fallait avoir une sacrée connaissance pour choisir le bon film, ou les bons filtres, la bonne sensibilité  et surtout il fallait une sacrée expérience pour déterminer la bonne exposition, parce qu’il n’y a rien de plus changeant que des lumières de concert. Aujourd’hui ça reste encore partiellement vrai et il faut quand même un peu d’expérience, sauf qu’on n’a plus besoin de filtres et les informations qu’on acquière dès les premières images suffisent pour régler la sensibilité et les conditions de prises de vue.

Si j’ai le temps un de ces jours j’essayerai a) de me procurer une copie de ce disque et b) trouver le nom du photographe qui est l’auteur de la pochette. Mais en attendant si quelqu’un l’a dans sa collection, je serais ravi de connaître la réponse.
Et pour finir quel est la probabilité qu’à quelques semaines d’intervalle on retrouve 2 photos prises au même moment 25 ans plus tôt ?

Complément d’information et merci à mes vieux amis, voici la vidéo et on trouvera les 2 photos entre 5:44 et 5:48. J’ai repéré la photographe Dany Gignoux sur le côté de la scène, elle pourrait être l’auteur de la photo, mais elle travaillait le plus souvent en N/B. C’est une photographe que j’adore, peu présente sur le web, faudra que j’en parle un de ces jours. Allez jusqu’é 9:21 et vous verrez aussi Mike Hucknall, chanteur de Simply Red. Et les décors sont de Keith Haring.

15.10.2012: Ah, je crois bien avoir trouvé que c’est Edouard Curchod qui a pris la photo de cette pochette !

Arbres en Lumière 2011

Arbres en Lumière 2011L’édition 2011 du Festival Arbres et Lumières était un peu bizarre cette année: d’abord parce que son nom s’est changé cette fois en « Arbres en Lumière » (parfois orthographié au pluriel), qu’il ne semble plus y a voir d’autres sponsors que la ville de Genève et finalement il n’y pas de concours photo comme lors des éditions précédentes. Il y a dû y avoir une bisbille quelque part, mais comme je me suis promené autour des oeuvres de 2008, 2009 et 2010 je n’allais pas manquer celle-ci, qui me donne l’occasion de faire des photos de nuit et en lumières artificielles, ce que j’adore !

C’était donc bien sympathique de sortir un soir d’hiver avec le trépied, se balader un peu et croiser de nombreux photographes occupés à la même activité.  Mais force est de constater que cette édition est moins folle, moins exubérante et surtout moins colorée que les éditions précédentes ! Peut-être les artistes avaient-ils comme consigne de ne soumettre que des oeuvres sobres et très calvinistes pour ne pas choquer les vieilles pierres de la vielle ville, en tout cas on était bien loin du foisonnement lumineux des années précédentes. Je ne dis pas que la sobriété n’est pas belle, elle est juste beaucoup moins festive.

Le choix de décorer des arbres dans la vieille ville plutôt que dans de grands espaces comme les parcs du bord de lac est aussi un facteur restreignant pour l’art photographique: l’étroitesse des rues et le peu d’ouvertures limitaient sérieusement les possibilités de cadrages et les choix de cadrage, d’autant plus qu’il y a tout de même pas mal de travaux par-ci par-là et il semble que peu d’efforts aient été fait pour diminuer ou camoufler le nombre de chantiers ou de baraques de chantier. Bref, un « festival » un peu en demi-teinte, mais au final ce qui m’a presque le plus intéressé était de prendre les décorations de la ville à Bourg-de-Four, avec en arrière plan un ciel de soleil couchant,  la lune et une vraie étoile se mêlant aux illuminations !

–> Toutes mes photos d’arbres et/en lumière(s)