Stomp

Nous somme allés voir/écouter  Stomp ce soir et avons été assez impressionnés ! Rapide rattrapage pour ceux qui ne connaîtraient pas le concept: Stomp, ce sont des percussionnistes, danseurs, parfois acrobates, qui tapent et font des percus avec tout ce qui leur tombe sous la main: balai, balayette, ramassoir, poubelle et son couvercle, évier, panneau de circulation, chambre à air, boîte de conserve, chaise pliante, baril, seau, et j’en passe ! (Et vous les avez probablement vu dans une pub).

C’est vraiment super bien ! Le spectacle très physique dure plus de 95 minutes et on ne s’ennuie pas une seconde: les percussions sont variées, les mises en scènes orginales et souvent surprenantes, les chorégraphies impeccablement mises en place et il y a aussi une large place laissée à l’humour ! C’est difficile d’en dire plus, car c’est typiquement le genre de spectacle qu’il faut aller voir en live, je peux vous mettre l’eau à la bouche en vous indiquant une sequence sur youtube (il y en a d’autres), mais ça ne rend pas justice à la puissance du direct !

Pour en connaître plus, deux sites: UK (créateurs du concept) et US.

Thomas Hawk

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Parmi mes contacts sur Flickr, il y a une personne pour laquelle je ne vais pas systématiquement regarder les nouvelles oeuvres: Thomas Hawk. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n’arrive pas suivre regulièrement sa production d’images, tellement elle est importante et regulière. Ce photographe compulsif  se considère d’ailleurs lui-même comme une usine à photographier et son but est de produire 1′000′000 d’images (traitées) avant sa mort.

Des projets similaires on en trouve plein sur internet, le plus souvent le but sera de produire une oeuvre par jour, qu’il s’agissse d’une photo, d’un dessin, d’une vidéo ou d’un poème, et dans la majorité des cas soit ils ne dépassent pas les premiers jours, soit la qualité des oeuvres décroît dramatiquement. C’est là que Thomas Hawk se distingue du commun des mortels: par la qualité excellente, voire exceptionnelle des 18′000 images qu’il a déjà publiées sur Flickr. Dans son oeuvre, il y a quelques thèmes qu’il poursuit invariablement, dont quelques-uns sont assez originaux et amusants tels que les Beautiful Plastic People, que j’affectionne particulièrement, ou les séries de Neons, mais il est à l’aise dans tous les genres et toutes les lumières, et c’est je crois ce que je lui envie le plus.

Ce qui est également surprenant chez ce bonhomme, c’est qu’en plus il semble avoir une vie professionnelle et sociale riche: il est conseiller en investissements, a une famille  et passe énormément de temps à blogguer, donner des conseils sur l’utilisation des réseaux sociaux, de flickr ou des appareils numériques et trouve encore du temps pour répondre à des interviews ou même voir des vrais amis !

Pour en connaître plus, prenez le temps de visiter sa galerie sur flickr, son blog, ou lisez cette excellente interview de lui.

Among my contacts on Flickr, there is one person who’s pictures I don’t check systematically: Thomas Hawk. Why ? simply because I just can’t follow his production of images, because it is so huge and regular. As a matter of fact, this compulsive photographer considers himself as a photography factory and his goal is to publish 1′000′000 processed photos before he dies.

Lots of people on the internet have such projects, most of the time they will try to produce a daily work, whether it’s a photography, a drawing, a film or a poem, and in most of the cases they well never go further than a few days, or the quality of the works will drastically decrease. This is where Thomas Hawk differs from the ordinary mortals, by the high, sometimes exceptional quality of the over 18′000 pictures he has already published. There are several recurrent themes in his works and some are quite original or funny such as Beautiful Plastic People, which I particularly like, or the Neons series, but in the end he is comfortable in any type of photography or any light, and this is where I envy him the most.

What is also very surprising with this guy is that he seems to have a professional life and a busy social life: he is an adviser in investments, has a family and spends a lot of time blogging and helping people to better use social networks, flickr or digital cameras and stills finds time to answer interviews and meet friends !

If you wish to know more about him, check his photostream on flickr, his blog, or read this excellent interview of him.

Photos in this article ©Thomas Hawk

Fredrik Strand Halland

Un petit complément à la mention que j’ai fait de Fredrik Strand Halland dans un article précédent.
Je n’ai pas pour habitude de mettre des vidéos, mais ça vaut quand même la peine de voir et écouter ce petit gars de 14 ans jouer Little Wing de Hendrix à son concert de Genève.

Confiture de Halloween

Ca fait quand même quelquechose quand un cador de la cuisine appelle son fils préféré pour lui demander une recette ! Et comme ma maman préférée à l’intention d’en faire profiter ses copines, autant que j’en fasse profiter aussi les miennes ! Voici donc ma recette de confiture à la courge:

Pour environ 10 pots de confiture.
Préparation : 75-90 minutes
Cuisson : 40-60 minutes
Choisir une courge, ou deux courges différentes, de type goûteuse et à chaire dense comme de la Butternut, de l’Acorn ou du Potimarron (plus facile à trouver).

  • 2 kg de courge, découpée en dés de 5-8 mm. (Il faut environ 3 kg de courge au départ)
  • 200 g d’abricots secs, découpés en petits morceaux de 5 mm.
  • 2 dl de jus de pomme
  • 1.5 kg de sucre
  • 2 sachets de sucre gélifiant
  • 2 bâtons de cannelle

Mettre la courge, les abricots, le jus de pomme et les bâtons de cannelle dans une casserole et cuire à feu doux pendant de 25 à 40 minutes, jusqu’à ce que la chaire soit tendre.
Le temps de cuisson dépend du type de courge, mais on laissera aussi plus longtemps si préfère avoir moins de morceaux dans la confiture.

Ajouter la moitié du sucre avec le sucre gélifiant et porter à ébullition.
Cuire encore quelques minutes (4-6).

Ajouter le reste de sucre et cuire encore environ 5 minutes et verser immédiatement dans les pots stérilisés.

Variantes

  • Ajouter 1-2 citrons ou oranges coupés en petit morceau, si on veut avoir une confiture un peu plus acide.
  • Remplacer le sucre par de la cassonade,
  • Ajouter des bâtons de vanille en plus, ou à la place de la cannelle.

Photos d’ - Architecture - Photos

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Parmi les photos que j’affectionne, j’aime beaucoup les photos d’architecture: des structures et des formes pures qui se croisent et s’organisent de manière logique. C’est peut-être que l’ordre à un effet rassurant, ou tout simplement reposant parce que ce sont des formes pures et géométriques. Dans cette catégorie, j’aime plus particulièrement les images en noir et blanc, peut-être parce que dépouillées de leurs couleurs les structures en sont réduites à leurs plus simples expressions.

Bien sûr, dans la photo d’architecture, il y a d’abord le travail d’un architecte et le photographe a la lourde tâche de capturer un détail de cette oeuvre pour soit la mettre en valeur, soit la transcender en la transformant en quelquechose d’autre, tout en préservant le respect dû au créateur original (je doute qu’un photographe qui aurait le choix photographierait quelquechose qu’il n’aime pas).

Marriott Marquis @ Atlanta (XXIII)

Dans les très belles images de Manuela Martin, (sur Flickr) il y a des courbes et des droites, de magnifiques éclairages et des dégradés de gris subtiles. Des escaliers, des immeubles, des parkings, tout ce qui peut se trouver dans le mobilier urbain, mis en valeur par de superbes cadrages. Bref, si l’architecture et la photo d’architecture vous intéressent, c’est une collection d’images à découvrir.

Among the pictures I like, I love pictures of architecture; structures and forms crossing each other and organising themselves in logical patterns. Maybe it’s because order is reassuring, or simply relaxing because they are pure and geometrical forms. Also, in this category of pictures I prefer B&W, perhaps because when the colors are removed the structures are reduced to their pure substance.

Staircase @ Chicago Museum of Contemporary Art (VIII)

Of course, in photos of architecture, the architect comes first and the photographer has the difficult task to capture a detail of his work to emphasise it, or transform it into something completely new, but with full respect to the author of the original work (I doubt that if given the choice any photographer would spend time shooting things he would not like).

In Manuela Martin’s pictures (on Flickr), there are curves and straits, gorgeous lightings and subtle shades of gray. Stairs, buildings, parkings anything you can find in an urban environment, highlighted by superb compositions. In short, if you are interested in architecture or photos of architecture, this is a collection that you should see.

Photos in this article © manuela.martin

Notre cabane

Le week-end dernier nous nous promenions tout près de l’endroit où je vivais quand j’étais petit (Jura Neuchâtelois) et nous explorions une forêt dans laquelle j’expliquais à ma femme qu’il y avait autrefois une superbe villa à l’abandon, que mes potes et moi n’avions pas vraiment contribué à maintenir en bon état. Il y avait dans cette villa une toute petite tourelle à laquelle nous accédions par un petit passage dans lequel il fallait se faufiler à genoux, avant de déboucher sous un petit toit pointu dans une petit pièce de 2 mètres carré. Evidemment, cela faisait plusieurs années que la villa avait été rasée; heureusement d’ailleurs car elle reste ainsi comme un endroit merveilleux et magique dans ma mémoire, sans aucune altération possible.

Tout en continuant notre périple à travers bois, j’expliquais aussi que nous avions notre cabane dans cette forêt, et comme les petits cochons, la notre n’était ni en paille, ni en bois, mais en briques ! Mes 2 potes et moi avions squatté un ancien pigeonnier que nous avions nettoyé et rendu vivable en y mettant une table et quelques tabourets dans la pièce du bas, la partie supérieure sous le toit étant juste assez grande pour que nous y glissions 3 sacs de couchage pour parfois y passer la nuit du vendredi, à nous faire peur avec des histoires horribles.

J’errais à un endroit en disant que c’était à peu près l’endroit où la cabane devait se trouver, quand je l’ai aperçue entre les arbres ! Je pensais qu’elle avait été rasée avec la villa et je fus vraiment supris de la retrouver là, en me prenant aussi 35 ans d’un coup dans les dents ! ;-) La serrure avait été changée et elle était fermée. Peut-être une autre bande de gamins se prenait-elle pour des aventuriers ?

Tiens, d’ailleurs, un autre de mes potes de jeunesse, devenu menuisier construit encore des cabanes dans les arbres !

Les caves de Gaudi

Palau Guell Si les silences dans Mozart sont encore du Mozart, les sous-sols chez Gaudi sont toujours du Gaudi, en tout cas dans le Palau Guell. Hier soir j’ai revisité quelques photos de Barcelone que je n’avais pas mises dans l’album parce que je ne savais pas trop quoi en faire. Pourtant cette série de 5 images était intéressante, d’abord parce qu’elle montre que la beauté et l’harmonie du travail de Gaudi se retrouve même dans les pièces les moins nobles des maisons, preuve si il en est du souci du détail chez ce grand architecte. Mais aussi parce que la texture de ces briques et les structures présentent un esthétisme graphique certain, bien mis en relief par un éclairage intelligent. J’ai juste retravaillé un peu le rendu de la couleur pour la rendre plus orangée, car la balance automatique des blancs avait un peu forcé sur les jaunes. J’aime bien ce genre d’images, comme j’aime bien en général toutes les photos prises en lumière artificielle. Et un de ces jours je vous reparlerai d’architecture.

–> Autres photos de la série

D’une langueur monotone

Automn is back 2Les violons de l’automne sont de retour et si parfois la grisaille des stratus matinaux domine autour de notre beau bassin lémanique, cette saison nous apporte aussi son lot de réconforts avec des belles lumières rasantes sur une végétation magnifiquement colorée, ou des reflets de rosée presque givrée sur les vitres ou les brins d’herbe.

Comme je suis encore loin d’avoir trié les photos que j’ai faites en Crète voici en attendant quelques photos d’automne.

Vous trouverez encore 2 images automnales sur mon espace Flickr.

Automn is back 3

Vive le Tibet Libre ! Longue Vie au Dalaï Lama !

Ces 9 mots prononcés par Phuntsog Nyidron en 1989 lui ont valu 9 ans de prison, qui furent par la suite prolongés en un total de 17 ans. Avec 5 autres nonnes, cette jeune fille de 19 ans manifestait pacifiquement dans le centre de Lhassa pour fêter le prix Nobel de la Paix que venait de recevoir le Dalaï Lama. Pendant 15 ans, elle sera torturée physiquement et psychiquement avant d’être relâchée sous la pression internationale, mais gardée encore en détention surveillée jusqu’en 2006 avant qu’elle ne puisse rejoindre les Etats-Unis et la Suisse, où elle vit actuellement. Phuntsog Nyidron présentait son témoignage lors d’une soirée organisée samedi dernier par la porte du Tibet, comme elle le fit en 2006 devant une sous-commission des droits de l’homme à l’ONU. Il fut précédé d’une conférence de Kelsang Gyaltsen, représentant du Dalaï-Lama en Europe, qui présenta la situation qui vivent actuellement des millions de tibétains et la soirée se termina par un très instructif film documentaire retraçant l’histoire du Tibet depuis les années 30.

-> Le témoignage complet (en anglais) de Phuntsog Nyidron
-> Portail du Tibet sur Wikipedia

River of Tears - Napoleon Washington

Lors de la grande crue du Mississippi de 1927, alors que les flots montaient et menaçaient d’inonder les quartiers d’habitaition des Blancs, la décision fut prise de faire dynamiter les digues par l’armée, ce qui eut pour effet de dévier les eaux, épargnant les Blancs, mais inondant d’autres secteurs dans lesquels habitaient les Noirs. Napoleon Washington écrivit cette chanson pendant que l’eau montait autour de lui, jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un “catfish in his own Mississippi”.  Napoleon Washington joue un blues rural, brut et profond, qui sent bon le bayou et les champs de coton, une musique qui vient des tripes, martelée sur une de ces drôles de guitares en métal qu’on appelle Dobro . Il était en concert très récemment près de chez moi, organisé par une association créée tout récemment pour promouvoir le blues. Après un premier album en groupe plutôt rythm’n'blues, Napoleon Washington a sorti 2 albums en solo qui sont de petits bijoux de pure blues (surtout Hotel Bravo) et vient récemment de se lancer en trio (sic) avec the Five Blind Boys from the Parish et un excellent album dans lequel éclate aussi son très grand humour, qui transparaît déjà beaucoup sur son site et ses prestations solo.
Allez voir (sic) sur leur site le Karaoke pour les aveugles, ou encore leur prestation lors d’un concert pour la radio suisse romande, qui est vraiment à mourir de rire. A propos…  je vous ai dit qu’il est Suisse ? Bof, ce n’est qu’un détail.

Pour ceux qui auraient eu la flemme d’aller visiter son site, cliquez au moins ci-dessous pour un petit extrait de 30 secondes !

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

La 2ème partie de la soirée fut assurée par Fredrik Strand Halland, un petit prodige de la guitare de 14 ans, d’une technicité et d’une dexterité époustouflantes. Un vrai guitar hero comme on en fait plus, parfois à la limite de la transe sur sa fender,  qui nous a gratifié de quelques très chouettes versions de chansons d’Hendrix, pas mal de Stevie Ray Vaughn, d’autres reprises et aussi quelques compos. Un nom à suivre, il peut aller loin.

© Photo Joel Von Allmen, et Sepia productions

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