Beatles for Sale

Suite à la remasterisation de l’intégrale des Beatles, nous (enfin surtout « j’ai ») avons craqué et nous l’avons achetée bien avant Noël. Les Beatles sont probablement le groupe que je connais le mieux, ils ont bercé mon enfance à partir de 7-8 ans et ne m’ont jamais quitté même si par la suite je me suis ouvert à de nombreux autres styles musicaux.

Mon premier souvenir des Beatles remonte à 1968-69, alors que j’habitais au USA, de retour de l’école chez mon copain Paul (ça ne s’invente pas), son grand frère nous fit écouter un truc formidable d’un album qu’il venait d’acheter. Ne m’intéressant pas encore à la musique à cet âge là, j’avais juste retenu une mélodie sympa et entraînante, pour complètement oublier tout ça quelques minutes plus tard. Ce n’est que quelques années plus tard, de retour en Suisse dans les années 71-72 qu’un jour j’entends à nouveau « Ob-la-di, Ob-la-da » à la radio et me souviens du morceau entendu des années plus tôt chez Paul. En âge cette fois de retenir le nom du groupe, j’ai commencé de collecter et écouter tout ce qui existait sur les Beatles, allant jusqu’à me faire offrir pour Noël l’intégrale des partitions que je me suis mis à apprendre à la guitare. Ca c’est pour la petite histoire.

A l’époque j’avais beaucoup emprunté de disques pour les mettre sur cassettes (pirate !), et comme je connaissais quasiment toutes les chansons par coeur et étais passé à autre chose dans les années 1985-90, je n’avais racheté aucun des CD lorsqu’ils furents numérisés, si ce n’est juste les deux fameuses compilations rouge et bleu. De ce point de vue-là, au moins je n’aurai pas de doublons avec cette intégrale.

C’est assez sympa de suivre à nouveau la progresssion et l’évolution des Beatles, en lisant les notes historiques qui ont été ajoutées dans chaque CD. Il y a pas mal de choses que j’ai redécouvertes, notamment des années 1964-65, mais pour les oublier à nouveau rapidement parce que pour moi l’album « Beatles for Sale » n’est de loin pas un des meilleurs, mes préférences allant soit aux très vieux morceaux plutôt rock’n’roll, ou surtout à toute la partie expérimentale qui débute dans l’album « Revolver ».

De nombreux articles ayant parus à ce propos, je ne vais pas m’étendre sur le « nettoyage » des bandes pour ces remasterisations, seulement pour dire que l’amélioration est bien réelle et s’entend: le son est beaucoup plus clair, les différentes pistes mieux séparées. Je ne vais pas non plus épiloguer sur l’aspect commercial avec la sortie simultanée du jeu, parce que personne ne m’oblige à l’acheter, mais si ça peut faire découvrir les mélodies des Beatles aux jeunes générations, pourquoi pas. Une chose est sûre, je ne regrette aucunement cet achat !

http://en.wikipedia.org/wiki/Apple_Records
http://en.wikipedia.org/wiki/The_Beatles

L’Allondon

Ca faisait un sacré bout de temps que je n’avais plus fait de photos d’autre chose que des groupes de blues, dans des conditions de lumière souvent difficiles. C’est vrai que parfois je suis un peu obsessionnel (et obsédé) quand je me lance dans un thème ou sujet: je le traite en long, en large et sous toutes les coutures. Alors quand on me propose d’aller m’aérer la tête en allant arracher des espèces végétales invasives (du Buddléia, plus précisément) dans l’Allondon, qui est un des plus beaux endroits à Genève, et qu’en plus ce jour-là il fait un soleil radieux, et bien j’aurais tort de m’en priver et de ne pas emporter mon appareil avec moi ! Et ça m’a fait du bien, à tout point de vue !

L'Allondon

BLB en 1981 à la Tchaux !

BLB @ La Tchaux, 1981Le grand chêne, ne l’oublie pas, fut d’abord un gland . J’aime beaucoup cette devise qui me rappelle l’humilité : on a tous un jour débuté sans expérience et sans connaissances, avec les erreurs et errements que cela implique.

J’ai donc commencé à me replonger dans mes archives photographiques pour voir si il y avait quelque chose à en tirer et un des premières choses sur lesquelles je suis tombé est une série de dias d’un concert du Beau Lac de Bâle à la Chaux-de-Fonds en 1981, où Alex Périence assurait la première partie. Elles ne sont vraiment pas terribles techniquement, mais je pense qu’il doit s’agir là du premier concert que j’ai photographié (en dia en tout cas), et à l’époque je n’avais vraiment aucune idée comment procéder et aucune expérience de ce genre de photos. Je n’ai pas demonté un cadre pour aller voir le film, mais j’ai probablement utilisé un film 1600 ISO (on disait encore ASA à l’époque) pour lumière du jour, sans compensation d’aucune sorte, d’où la dominante rouge et le déséquilibre des couleurs.

Au moins ça prouve que je suis un fan du BLB depuis plus de 25 ans ! Et outre leur aspect historique et nostalgique ça me fera plaisir d’envoyer à Edith de Nantes la photo avec Rocky. D’ailleurs je constate après coup qu’elles ont 28 ans presque exactement, à quelques jours près. En outre, j’ai croisé Patou d’Unkou sur un passage pour piétons il y a 10 jours. Il y a des signes qui ne trompent pas !

—————-
Now playing: Tejas Blues Band – Love in Vain
via FoxyTunes

Soirée inaugurale du BAG

Gerry Joe Weise @ BAG ThursdayNous nous sommes déjà congratulés sur nos différents espaces –  bagblues.ch, myspace ou facebook – mais je vais néanmoins en remettre une couche à titre personnel: la soirée inaugurale des BAG Thursdays a été un énorme succès ! Nous espérions évidemment qu’elle le soit mais nous avons retenu notre souffle jusqu’au dernier moment, celui où un peu plus de deux cents personnes tapaient des mains pour applaudir les excellents musiciens que nous avons eu sur scène : le BAG House Band et Gerry Joe Weise.

Reste plus qu’à transformer l’essai et attirer du monde tous les jeudis soirs au BDG Club, Brasseur de Grottes à Genève pour écouter encore du Blues !

Et je vais souffler un peu et peut-être parler un peu d’autre chose la prochaine fois.

On n’est jamais trop sensible

Dans mon précédent article consacré au flash dans les conditions de faible lumière, je mentionnais une autre technique que je voulais essayer pour faire des photos en basse lumière et voici donc les fruits de mes réflexions et investigation.

Il est assez rare que j’évoque le modèle d’appareil que j’utilise parce que j’estime que ce n’est pas une information primordiale; n’importe quel appareil numérique moderne actuellement sur le marché fera une photo à peu près correcte et satisfaisante dans 90%, voire 95% ou plus des situations courantes. L’essentiel de la qualité de l’image est imputable d’abord au photographe lui-même, à la qualité de l’objectif et tout en dernier à la manière dont l’appareil, le capteur et son logiciel analyseront les données. Mais il restera toujours 5% de cas limites, de situations particulières dans lesquelles un appareil haut de gamme expert ou pro fera la différence avec un modèle de moyen de gamme, et c’est le cas notamment dans les situations de très faible lumière. Dans ce conditions, un capteur performant et un logiciel de gestion des données est primoridal notamment en ce qui concerne la gestion du bruit numérique (ou chromatique) qui se manifeste par exemple par l’apparition de pixels de couleurs dans les zones foncées lors des captures en haute sensibilité. Il est généralement admis que le Nikon D300 gére de manière convenable le bruit jusqu’à une sensibilté de 1600 iso, qui est donc la sensibilité maximale que la plupart des gens utilisent pendant les concerts.

Mon idée pour une approche différente était donc de pousser la sensibilité au maximum (6400 iso) en  évitant (ou au moins en atténuant) le problème du bruit chromatique simplement en travaillant en Noir/Blanc. Les hautes sensibiltés entraînant une pixelisation similaire au « gros grain » que j’affectionnais dans ma période de chambre noire, je me réjouissais de voir le résultat. Premier constat, je confirme que photographier en faible lumière à haute sensibilité génère un bruit très disgrâcieux, même si dans certaines circonstances on pourrait presque s’en contenter. Mais par la suite, lors du développement en Noir/Blanc je me suis bien amusé à essayer toutes les différentes options de transmutation de la couleur en valeurs de gris et même si je suis très loin de les maîtriser, j’ai été ravi de la plupart des résultats finaux, très proches de ce que j’essayais d’obtenir lorsque je tirais mes images moi-même.

Evidémment, la disposition et la puissance de l’éclairage de base reste toujours primordial et il est reste très difficile de sauver une mauvaise illumination en triturant le développement de la photo: au mieux on peut passer des heures à éclaircir ou foncer des portions de l’image, comme on le faisait dans le temps avec des caches, mais un tel processus est fastidieux et ne peut être mené que sur quelques rares photos choisies (en tout cas pour moi, qui ne suis pas un pro de photoshop). Mais tout cela m’aura au moins poussé à essayé autre chose !

To Flash or not To Flash

Reprise des activités du BAG au BDG Club, Brasseur des Grottes, 6, rue de la Servette à Genève avec une Jam session. L’occasion de vérifier toute la technique en vue de notre grand soirée inaugurale le 24 septembre 2009 et pour moi l’occasion de tester différentes choses du côté de la photo. En effet, on aura pu s’en apercevoir sur les photos du mois de juin et juillet, les conditions de prise de vue sont assez difficiles dans cette endroit, avec quelques néons UV, un monstrueux néon bleu à l’arrière de la scène et des spots très directifs de couleurs très différentes. Le néon bleu, on ne peut malheureusement pas l’éteindre parce qu’il fournit l’essentiel de la luminosité; même avec un appareil qui génère peu de bruit à 1600 ISO et un objectif très lumineux, sans lui il serait impossible d’officier du tout.

Je déteste prendre des photos de concert au flash: d’abord ça ne se fait pas du tout parce que ça dérange les artistes et surtout en général c’est très très moche. Mais à l’heure des appareils et des flashs ultra-sophistiqués, je me suis dit qu’il y aurait peut-être quelque chose à faire en continuant de travailler manuellement et d’ajouter juste ce qu’il faut de flash pour déboucher les visages et aplanir un peu ces énormes écarts de couleurs (et de températures) entre les différents éléments d’éclairage, sans compromettre la photo de concert. Je dois avouer que même si il reste encore pas mal de détails à régler plus finement, cette solution apporte effectivement un léger mieux à la situation. Mais une de ces prochaines fois, j’essayerai encore une autre approche…

Nina Van Horn

J’avais souvent vu le nom de Nina Van Horn dans les infos que je reçois de La Chaîne du Blues, réseau très actif en francophonie, mais sans avoir jamais eu la curiosité (ou simplement le temps) d’aller écouter sur son site ce qu’elle faisait réellement.

Nina Van Horn @ Festiverbant 2009 C’est donc plus par curiosité et sans à priori que je me suis rendu au festival, ce d’autant plus volontiers qu’il est gratuit. Eh bien, j’ai regretté de pas m’être intéressé à cette dame plus tôt ! Accompagné par des musiciens de premier plan, Madame Van Horn présente un show varié mêlant des morceaux jazzy des années 20, des blues profonds des années 30 et 40 jusqu’au blues rock les plus modernes et endiablés, d’une voix superbe quelque soit le genre. Une large place est faite aux femmes du blues, auxquelles Nina rend hommage dans son dernier disque Hell of a Woman, et dans un livre au même titre retraçant l’épopée des pionnières du blues.

Une chose est certaine: si vous aimez le blues et les voix féminines et si Nina Van Horn passe par chez vous, n’hésitez pas un instant à aller l’écouter !

Et si vous voulez voir plus de photos, il y a un diaporama.

A last glass of Glen of Guinness

Une mauvaise nouvelle pour les fans de musique celtique en Suisse, Glen of Guinness a entamé sa dernière tournée et à l’heure que j’écris il ne leur rest plus guère de concerts avant de se séparer. Je n’ai aucune idée des raisons de cette séparation (et c’est pas mes oignons), mais je regrette néanmoins de ne pas avoir assisté à plus de leurs concerts, car ces celtes suisses dégagent en public une énéregie incroyable et communicative et leurs prestations sont à chaque fois des grandes fêtes. Et ils bougent tellement que la grande difficulté de les photographier en concert et de les avoir tous sur la même image. Ils incarnaient aussi un genre de musique bien particulière, peu representée au pays du chocolat et qu’il faudra dorénavant aller chercher en Irlande… Bonne route, mesdames et messieurs et que le single malt soit avec vous !

—————-
Now playing: The Pogues – Dirty Old Town
via FoxyTunes