Maison de plaisirs Rose

J’ai toujours aimé la voix de Pink, sa voix et aussi son énérgie rock’n’roll héritée des plus grandes icônes du rock comme Janis Joplin, mais jamais au point d’acheter ses disques ou d’assister à son concert à Genève, bien que l’idée m’ait effleurée un court instant. Mais quand mon ami Piotr Antonovitch* (*prénom fictif ) nous a proposé des billets qu’il avait en trop, nous n’avons pas hésité très longtemps avant d’accepter, d’autant plus que la salle est à 2 pas de chez nous.

Ce qui frappe d’abord dans ce concert c’est que si l’environnement scénique prête au rêve et à l’imaginaire et si Pink y apparaît dans des tenues extravagantes rappelant l’univers du cirque et les seventies, elle-même se montre paradoxalement avec beaucoup de naturel,  un minimum de maquillage et une coupe de cheveux très simple.

Son show de deux heures est non seulement parfait du point de vue musical et chorégraphique, mais on y decouvre en plus que Pink est une athlète accomplie qui effectue elle-même de nombreux numéros de trapèze ou de rubans, ce qui tranche aussi avec l’image « bad girl » qu’on pouvait avoir d’elle. A propos d’acrobatie, j’ajoute que je n’ai jamais vu quelqu’un danser, sauter, virevolter avec autant d’aisance sur des hauts-talons !
Au menu de la soirée, la plupart de ses tubes et son dernier album bien sûr mais aussi de belles reprises comme Highway to Hell notamment (malheureusement en version pré-enregistrée pour l’ouverture du show), mais surtout « Bohemian Rhapsody » magnifiquement interprétée.
Un excellent concert, un show époustouflant et une très (très) belle Pink, tous ces ingrédients savamment dosés devraient faire de ce Funhouse Tour un succès hautement mérité. Tiens, à propos, funhouse c’est une fête foraine, pas une maison de plaisirs !

Liberation sexuelle et sphere privee

Ce matin dans le Grand 8 sur la Radio Suisse Romande  il y a avait un débat sur l’évolution de la sphère privée sur internet et un des invités comparait les changements qu’on observe à la grande libération sexuelle des années 60. C’est ici que les lubriques attirés par le titre vont zapper sur un autre page 😉 . Même si je doute que cet impact soit aussi important que ça, les arguments avancés pour cette comparaison étaient intéressants et m’ont donné à réfléchir: sur internet, dans les chats ou les forums, les jeunes abandonnent une grande partie de leur sphère privée, étalant au grand jour leur vie, leurs amours et leurs relations avec les membres de leur communautés réelles ou virtuelles. Nous aussi nous étions comme ça, mais nos confidences s’arrêtaient à nos meilleurs amis ou à des cercles très restreints.

Après avoir visité le blog de ma filleule et navigué un peu sur les pages de ses amis par curiosité, ou pour avoir vu quelquefois ce qui s’échange sur MSN dans la tranche des 10-15 ans, j’ai moi-même été surpris par l’expression franche et directe de sentiments que j’aurais moi-même considérés comme intimes à cet âge-là, et qui relèvent encore aujourd’hui de ma spère privée. Evidemment il semble que ceux qui comme moi se dévoilent peu ou prou sont considérés comme des coincés et des ringards.

Il n’existe pas de définition légale à la sphére privée: chacun définit ses propres limites en fonction de ce qu’il a envie de dévoiler au monde ou non. Sur le web plus particulièrement, l’identité numérique de chaque individu comprend les informations qu’il aura lu choisis de mettre, mais aussi celles fournies par les tiers, qu’il s’agissse d’individus ou de collectivités. Et je constate que dans mon entourage les limites de la sphère privée sont très variables: celui-ci n’écrit jamais le nom de sa compagne ou de ses enfants même dans des forums privés, un autre ne mentionne jamais son propre nom même si nous le connaissons tous et les moins timides n’hésiteront pas à mettre le numéro de leur téléphone privé partout sur la toile !

Si il n’est pas trop difficile de contrôler ses propres écrits et filtrer ses données personnelles, il faut avouer que ce n’est pas toujours évident dans la pratique: il est souvent nécessaire de fouiller un peu les interfaces pour comprendre comment définir les niveaux d’accès du monde à nos informations privées . L’exemple le plus flagrant pour illustrer ces difficultés est Facebook dans lequel il est même difficile de savoir comment est défini un ami (qui pourrait avoir accès à toutes vos infos) et par exemple si l’appartenance à un groupe entraîne de facto que tout le groupe soit considéré comme votre ami ou non. Ce sont donc des notions qui ne sont pas toujours faciles à maîtriser. Du coup, je comprends aussi que pour de jeunes insouciants (pléonasme) il soit bien plus simple de résoudre ces problèmes sans se prendre la tête en ouvrant complètement leur sphère privée.

Pour ma part je reste un vieux ringard (pléonasme ?) et je contrôle au mieux mon image et mon identité en filtrant les traces que je laisse. Mon seul problème en fait c’est de contrôler ce que les autres laissent à mon propos. C’est une tâche qui demande la plus grande attention si on veut éviter d’être taggué dans des photos ridicules ou que des informations sensibles soient lâchées sur des forums ou des blogs. Dans cette optique j’évite aussi de me mettre dans une situation ou ce contrôle pourrait m’échapper totalement et quand on y regarde en détail c’est surtout dans facebook qu’existe le plus grand risque de dérapage: c’est pourquoi je n’y ai mis qu’un minimum d’infos,  que je n’y installe plus aucune nouvelle application et que je ne rejoins que très rarement des groupes d’intérêts.

L’évolution de la spère privée sera probablement un sujet d’études très intéressant dans les années à venir !

Moriarty, pas celui de Sherlock Holmes

Moriarty est à la musique ce que Tarantino est au cinéma.
C’est un raccourci qui n’engage que moi, mais ce qui est sûr qu’en sortant de leur concert presenté dans le cadre du festival Voix de Fête, je suis dans le même état d’esprit de bonheur et de plaisir qu’en sortant de Pulp Fiction ou Kill Bill. Comme Tarantino dans ses films, Moriarty nous entraîne dans son propre univers fait de country, de blues, de rock ou de folk irlandais et nous raconte en chansons des histoires absurdes, tendres et marrantes à la fois. Ce n’est pas Gilbert le chamois empaillé qui nous contredira. Et pour finir avec la comparaison avec Tarantino, il y a aussi des clins d’oeils à des genres différents dans leurs chansons et une grande auto-dérision sur scène. Ceci dit, même si vous n’aimez pas Tarantino, allez voir Moriarty sur scène !

A mentionner en première partie le groupe Hirsute qui nous a entraîné lui aussi dans son propre univers: un monde étrange sur une base de chanson française à laquelle on ajouterait des sonorités du monde très intéressantes, des mélopées d’Orient ou d’Asie et des enchevêtrements de voix et d’instruments envoûtants et très réussis ! A découvir sur MySpaceMX3 ou surtout dans une salle près de chez vous, parce qu’il n’y a rien de plus beau qu’un concert live !

La vision d’un monde meilleur

Il y a des nouvelles comme ça qui provoquent immédiatement en moi un grand sourire et me reconcilient avec le monde, tout en me demandant pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt.

Celle-ci est l’histoire d’un prof qui a mis au point des lunettes correctrices qui sont basées sur une technologie à base d’eau et qui sont réglables directement par l’utilisateur. Selon le site, cette technologie suffirait à couvrir 90% des besoins de la population en corrigeant de -6 à +6 dioptrie et serait en plus une solution bon marché puisqu’elle est réalisable pour la modique somme de 1 Euro.

Pour plus d’informations, la nouvelle se trouve dans le 20 minutes, mais surtout allez faire un tour sur le site officiel de Adaptive Eyecare.

C’est les opticiens qui vont être contents…

© Photo by Ourania2005

Vous êtes Yahoo ou Google ?

Il y a très longtemps, quand j’ai commencé à m’intéresser aux choses du web, le premier email supplémentaire que j’ai pris après celui de mon fournisseur fut sur yahoo: d’ailleurs j’utilise toujours ce même compte mais je l’ai transféré aujourd’hui à madame sitatof.
A l’époque (1997-98) les 2 moteurs de recherche les plus utilisés étaient Yahoo, catalogue structuré fondé en 1994, et Altavista (1995) qui indexait toutes les pages du web de manière non cataloguée. Je ne sais pas trop pour quelles raisons Altavista est tombé en désuétude (je ne suis pas un historien du web), mais je pense qu’une des principales raisons est qu’il fut supplanté petit à petit par Google, qui s’implanta sur le marché en 1998 et faisait à peu près la même chose qu’Altavista, mais en mieux. Altavista appartient d’ailleurs aujourd’hui à Yahoo, qui n’a cessé de se développer en achetant les moteurs de recherches les plus performants, notamment le fameux inktomi.

Personnellement j’ai suivi la tendance général  des moteurs de recherches et aujourd’hui je n’utilise quasiment plus que Google, qui est à l’heure actuelle le moteur de recherche le plus populaire, bien que Yahoo soit toujours en tête des pages affichées comme on peut le voir sur  Alexa, dont la raison est principalement parce que son portail est plus populaire que celui de Google (paru plus récemment),

J’ai définitivement basculé chez Google quand j’ai découvert Gmail: enfin un système de courrier qu’on pouvait laisser en vrac car il était doté en interne d’un moteur de recherche puissant et intelligent permettant de retoruver n’importe quoi ! Par commodité j’ai gardé mon mail yahoo pendant de nombreuses années et encore aujourd’hui mon gmail ne me sert quasiment qu’à m’inscire sur des sites moyennement sûrs; et ceci parce qu’en plus il est doté d’un anti-spam redoutable !

Mais par-dessus tout, ce qui me plaît chez Google ce sont tous les outils qu’ils n’ont cessé de développer et qui flattent ma curiosité de (semi-)geek (je ne crois pas en être totalement un), comme le google desktop pour rechercher n’importe quoi sur osn PC, google docs pour partager des fichiers en mode collaboratif ou encore les outils qu’ils mettent à disposition des webmasters comme google analytics (stats de visites sur un site) ou Google apps, qui inclut un serveur mail et google docs. Ils m’ont tiré pas mal d’épines du pied quand j’ai commencé à refaire le site du BAG et ajourd’hui chaque fois que je vois que une nouveauté chez Google, je m’empresse de l’essayer: comme Chrome par exemple, qui est un navigateur très dépouillé, tout léger qui va droit à l’essentiel, dont le principal défaut et de n’être pas utilisable dans toutes les conditions, notamment certaines applications en ligne (et qui n’a pas bon plus les super modules de firefox, évidemment).

Il n’y a qu’un domaine dans lequel je trouve que Google n’est pas terrible, c’est celui de la gestion de collctions d’images: Picasa est pas mal comme outil de catalogage d’images photos ou faire des retouches basiques, mais la présentation et l’interface sur le web ne sont vraiment pas terribles. Flickr n’a aucun logiciel pour le PC (ce qui est dommage, mais je n’en ai pas besoin), mais l’interface web est bien mieux, même si il reste de la place pour des améliorations (non, l’apport de la vidéo sur flickr N’EST PAS une amélioration !). Notons quand même que ni l’un ni l’autre ne furent développés en interne et furent rachetés à de plus petites sociétés.

Donc en conclusion: je crois que je suis plutôt Google !
(Quoi, qu’est-ce que tu dis ?…. que je parle de quoi ? … MSquoi Search ? N ? …. Ah …. c’est quoi ???)

Références

Journal du net: http://www.journaldunet.com/dossiers/google-msn-yahoo/recherche.shtml
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org ou http://en.wikipedia.org
Alexa: http://www.alexa.com/

BAG Jams

BAG Jams 6.2.2009Nous avons organisé dans le cadre du BAG 2 soirées de Jams auxquelles nous avions convié tous les musiciens que nous connaissions, qui ont été nombreux à y répondre favorablement. Les deux soirées furent un peu différentes, la première était plus blues pur et la deuxième est parfois partie dans des impros jazzy, scat ou rap tout à fait sympathiques. Si lors de la première nous avons entendu principalement les instruments traditionnels du blues (avec beacuoup de harmonicistes, et des bons !) nous avons eu l’excellente surprise d’accueillir le lendemain des trompettes, un accordéon et surtout un cor ! Très surprenant et très étonnant, je n’en avais personnellement jamais vu dans ce cadre-là !

En conclusion une expérience très sympa et à renouveller régulièrement !

Pour ma part la tâche d’assurer la couverture photographique de l’évènement fut assez rude: en effet il s’agissait surtout d’essayer d’obtenir au moins une ou deux photos de chacun des participants en essayant de ne rater personne dans les 2 sens du terme (soit l’oublier, soit rater la photo). Et tout ça dans des conditions d’éclairage qui étaient un peu moins bonnes que les concerts habituels. En conclusion je crois que je ne m’en suis pas trop mal sorti; j’ai parfois gardé des photos que j’aurais rejeté en d’autres circonstances, mais il y avait des attitudes et des échanges de regards qu’il fallait garder même si la photo n’était pas réussie techniquement. Parce que le Blues, c’est surtout de l’émotion.

DeltaR à l’Usine

Bon, ça y est, je crois que je suis devenu un fan, nous sommes allé écouter encore une fois DeltaR ! Ils se produisait cette fois à l’Usine pour une soirée « Tribute to Michael Jackson » organisé par PTR. Un thème assez intéressant d’ailleurs, puisque chaque groupe présent jouait 3 morceaux du bof de la pop à la sauce qu’ils voulaient. DeltaR à fait « Black and White » et j’ai surtout beaucoup aimé leur version de « Dirty Diana », bien bien dirty. (Me souviens plus du 1er morceau qu’ils ont fait, c’est lâge ça, ou la bière …)

Et pour écouter des extraits –> DeltaR sur myspace.

Ah oui, encore une chose: Monsieur Poulet, Scotti te passe le bonjour !

My baby, she’s got a new BAG

Ces trois derniers mois ont été consacrés en grande partie à la création nu nouveau site du BAG (Blues Association de Genève). Lorsque j’ai rejoint l’association j’ai proposé de migrer le site sur un système de CMS pour permettre à plusieurs personnes de mettre à jour les pages et les infos sans avoir de connaissance en HTML. Parmi les systèmes que nous avons envisagés nous avons été assez rapidement séduits par Wild Apricot que j’ai décrit dans un article précédent et qui comprend un CMS, une base de données de membres et un calendrier interactif. Mais si le système était attrayant et semblait plus facilement accessible à des non-geeks que Joomla, par exemple, il n’est pas non plus exempt de bidouillages à mettre en place, notamment en prenant un serveur de noms de domains externes (zonedit) pour bidouiller les DNS et utiliser son propre nom de domaine sur le site; le même DNS manager sert également pour définir le serveur de mail, qui lui-même à également été externalisé chez Google Apps, ce qui nous permet aussi d’avoir un espace de partage de documents. On a quand même toujours besoin d’un geek quelquepart.

BAG Blues Association de Genève

L’architecture du site et la création des pages vierges fut assez rapide, d’autant plus que Martine et jfm se sont chargés de les remplir. Ensuite j’ai un peu buté sur des problèmes graphiques: si je me débrouille pas mal en photo, j’ai décidément beaucoup plus de difficultés à mettre en place une charte graphique et celle-ci m’a donné du fil à retordre, artistiquement et techniquement, la personalisation des CSS n’étant pas toujours d’une approche facile. Pour quelqu’un qui n’aime pas l’orange, je me suis moi-même étonné d’en utiliser dans les menus, de finir par l’adopter complètement jusque’à l’aimer ! Pour la bannière aussi j’ai sué, le montage de photos n’est pas non plus mon fort. Bref, je le savais déjà, mais je devrais vraiment m’adjoindre l’aide d’un graphiste pour ce genre de travaux.

Ensuite le gros morceau fut la mise en place de toute l’adminsitration des membres: il faut en effet créér des niveaux de membres et pour chaque niveau définir tous les processus d’inscription, de paiement et de confirmation avec tous les messages automatiques qui les acompagnent, ainsi que tous les processus d’avertissement et de renouvellement des cotisations, et surtout tester tout l’ensemble pour que ça soit clair pour le nouvel utilisateur.

Et la dernière pierre fut la configuration de la base de données des membres et surtout le transfert de la liste existante (un fichier excel) vers la nouvelle base de données en tâchant de ne perdre aucune donnée, ni date et sans incompatibilités de champs. Ce genre de transfert est une activité un peu stressante, surtout quand à la fin il faut envoyer à chaque membre individuellement son nouveau mot de passe !

Mais au final, nous voici avec un système centralisé qui nous permet de tout gérer à travers le site, y compris toute la communication. Ca, c’est fait !!!

Harmonica au Château-Carton

Hier soir nous sommes allés au château-carton écouter Marc-André Léger, excellent guitariste et chanteur de blues canadien (c’est lui qui est canadien, pas le blues). J’aime beaucoup son style personnel ainsi que ses reprises de bon vieux blues des années 20-40 (Robert Johnson, Napoleon Washington, euh non, pas Napoleon Washington) ainsi que ses nombreuses digressions et incursions dans d’autres genres musicaux sur sa guitare dobro. En résumé, très bien. Il était accompagné hier soir d’un excellent et très fin batteur (Xavier Longchamp) et de l’harmoniciste Guillaume Lagger.

Je n’avais jamais entendu Guillaume Lagger, mais sa technique et sa musicalité m’ont sérieusement impressionées au point que j’en fais le sujet principal de ce billet. Si j’en crois le web pipol et les sources officielles, Guillaume est le neveu de Jacky Lagger, compositeur auteur interprète multi-instrumentiste et O.J.N.I de la scène suisse (objet jouant non identifié). Je ne sais pas si c’est héréditaire ou acquis, mais dans son domaine Guillaume présente la même aisance et la même maîtrise de tous les styles musicaux que son tonton . Là, bien sûr il ne faisait « que » du Blues, mais il a montré une telle diversité de jeux et de technique que je me suis empressé d’aller sur le site de son groupe l’Ironie du Son pour voir ce qu’il fait d’autre et comme je le pensais,  ce gars-là est capable de jouer et être à l’aise dans n’importe quel style.

Au oui, encore une chose: c’est marrant de voir des mecs avec des dreadlocks jouer du blues !

Je ne peux que vous recommander d’aller écouter quelques extraits de l’Ironie du Son !

(tiens, ça doit être mon premier article sans images !)

Graphisme et Photo

Pause de Pierre BédatJ’aime les photos à haute teneur graphique, avec des lignes fortes, des motifs géométiques, des répétitions et des couleurs nettes et saturées se côtoyant franchement. C’est pourquoi quand je suis tombé sur les images de Pierre Bédat, j’ai tout de suite été conquis. Il y a en plus dans sa collection d’images une vraie démarche artistique et indéniablement un style personnel qui se dégage. Je suis toujours très jaloux de ça, parce que moi j’ai tendance à vouloir tout explorer…

Comme d’habitude on pourrait me dire que sur Flickr et dans le monde de la photo il y a plein de gens qui font ce genre d’images et si j’avais une plus grande culture artistique – photographique en particulier – je vous citerais probablement les noms des pionniers du genre; mais comme je ne l’ai pas on se retrouve avec ces rencontres un peu aléatoires sur le net à travers lesquelles je partage avec vous un peu de mes passions (c’est le but d’un blog, d’ailleurs, si je ne m’abuse ?).

L’aléatoire sur le net est d’ailleurs une chose assez amusante: je me promenais sur la carte Flickr de Genève, ce qui est assez amusant à faire quand on connaît un lieu, et j’ai aggrandi quelques photos dont les (trop petites) miniatures m’attiraient les yeux (j’ai toujours trouvé curieux que les choses intéressantes n’attirent qu’un oeil, alors que si elles l’étaient vraiment elles devraient attirer les deux). Bref, dès que j’en ai eu regardé deux ou trois je suis tombé sur une photo de Pierre qui m’a donné envie d’aller voir sa galerie. D’autant plus que j’ai un peu connu un Pierre Bédat lors d’un séjour dans un univers un peu uniforme de tendance verte dans lequel tout le monde est habillé pareil et après quelques échanges de courrier il s’est avéré qu’il s’agit bien de la même personne, qui n’est par ailleurs ni photographe pro, ni graphiste, soit dit en passant. Par contre, je ne vais même pas oser lui dire que j’ai parlé de lui ici, il s’est étonné que je lui demande de m’avertir le jour où il exposerait, chose à laquelle il n’a jamais pensé. Pourtant des photos comme ça, en grand format, ça le fait !

Les images dans cet article sont © Pierre Bédat, tous droits réservés.