Expo

bretagne_2011_01Parmi les projets que j’avais pour cette année, il y avait une expo photo, l’idée première étant de présenter principalement des photos de concerts de la collection que je me suis constituée avec le BAG ou à titre personnel. Fin 2010, j’avais donc commencé de faire une liste de galeries ou de lieux d’exposition dans lesquels je pourrais présenter mes oeuvres. Le temps passant et le temps manquant, ce projet n’a pas beaucoup progressé durant le premier semestre de 2011. Par chance, la boîte dans laquelle je travaille a eu l’excellente idée d’organiser une exposition (privée) pour tous ses artistes (de la création de bijoux à la peinture), qui a lieu du 14 au 18 novembre, proposition que j’ai bien entendu saisi au vol avec enthousiasme !

bretagne_2011_02Après réflexion, j’ai saisi cette opportunité pour présenter autre chose que des photos de concert et pour sortir des clichés qui traînent encore dans mes tiroirs virtuels. En cherchant un thème j’ai opté pour la Bretagne, que j’ai photographiée lors de nos vacances 2011 et dont j’ai déjà parlé ici, notamment inspiré par la visite de  la galerie de Philippe Plisson et son utilisation du format 1:3 avec lequel je me suis amusé.

bretagne_2011_03J’ai également voulu montrer dans ces clichés la diversité des couleurs et des atmosphères de la Bretagne en présentant des photos prises avec des techniques différentes. J’ai voulu aussi mettre dans chacune d’elle un peu de mer, un peu de terre ou de rocher, un peu de plage, dans des proportions variables, formant un tout multicolore, mais cohérent (je l’espère). Sauf pour ce qui est du Mont St Michel, photo sur laquelle on ne voit pas d’eau, mais c’est ce qui est rigolo. En effet, le Mont St Michel est un monument tellement connu qu’il n’est pas nécessaire de montrer l’eau pour savoir qu’il y en a.

Je sais aussi que le Mont St Michel n’est pas en Bretagne, mais comme il fait partie de mes vacances dans cette région, je m’excuse auprès des Normands, je viendrai plus longuement chez eux un autre jour.

En fin de compte un joli exercice de style qui m’a bien amusé et sorti de mon train-train.

CD à voir, mais surtout à écouter !

Je suis en mode rattrapage et je viens de mettre sur flickr 3 couvertures de CD sortis dans le courant de l’année que je n’ai pas encore eu le temps de scanner et mettre en ligne. Couverture avec des photos que j’ai prises, bien entendu, mais faut pas non plus choper le melon, la plupart de ces CD sont des productions artisanales en tirage limité et rare, mais il n’empêche qu’ils sont tous d’excellentes facture !

The alexx & lio moonshine TracksThe mooonshine tracks d’Alexx et Lio (Alexx & the Mooonshiners, dont j’ai déjà parlé) est un CD 6 titres acoustiques guitare/voix qui est absolument génial. Il est produit par dixiefrog, je ne sais pas si il est vraiment distribué, mais si il l’est et que vous aimez la musique des 60’s-70’s il faut l’acheter ! Vous pouvez en écouter des titres ici pour vous en convaincre. Pour ce qui est de la couverture de l’album, j’adore la texture que le graphiste Bruno Boussard a appliqué pour donner cet effet de vieille couverture de vinyle usée.

Red Dog Blues Band Live at the PalladiumRed Dog Blues Band, j’ai également déjà eu l’occasion de vous en parler, justement lors de leur concert au Palladium. Ils avaient branché un enregistreur sur la table de mixage, un peu par hasard, mais il s’est trouvé d’une part que leur concert fut excellent et d’autre part la qualité de l’enregistrement était très bon. De quoi en faire un très sympathique album live, qui je le crains n’est probablement tiré qu’à quelques trop rares exemplaires. Mais j’ai le mien ;-). Ici, Box a même amélioré l’image originale en affinant la précision des contours.

Bonny B. live 2011Je n’étais pas au concert de Bonny B. enregistré au Blues Club de Fribourg, mais je l’avais photographié un peu plus tôt avec Bob Margolin à Genève et j’ai été très heureux qu’il choisisse cette photo pour cet album live !

–> Photos Alexx & the Mooonshiners by Sitatof / by BAG
–> Photos Red Dog Blues Band by Sitatof / by BAG
–> Photos Bob Margolin et Bonny B. Band

 

Sur le même sujet:
2010 – Les séries de 3

Sierre Blues Festival

Le début de septembre a été chaud, photographiquement parlant, puisque j’ai fait d’affilée le Sierre Blues Festival du jeudi au dimanche avant de me rendre le dimanche soir chez mes amis du Festiverbant et me suis retrouvé avec des centaines de photos à trier et préparer, raison de mon silence ici. Commençons par le Sierre Blues Festival.

Latvian Blues Band @ Sierre BF

D’abord, le site du Sierre Blues Festival est super bien situé: tout près de la gare, tout près de la rue principale de Sierre; toutes les activités sont dans un périmètre de quelques minutes à pied. Le Festival Off se déroule dans les restos et bistrots de la rue centrale et l’on peut y voir une bonne partie des artistes qui passent sur la petite ou même la grande scène du festival, tels que deltaR, Awek ou le canadien JW Jones.  Et ne croyez pas que parce qu’ils passent en off et jouent sur une terrasse ou une place que le spectacle n’en est pas moins bon, tous donnent le meilleur d’eux-mêmes, quelque soit le cadre.

JW Jones @ Sierre BFDu coté scène, j’ai beaucoup aimé Awek, comme d’habtude devrais-je dire: ces toulousains distillent un blues d’une excellente facture avec un entrain et une pêche chaque fois renouvelée; c’est curieux d’ailleurs que je ne vous en ai encore jamais parlé ici, mais ce n’est que par manque de temps. Ma carte de voeux 2011 du BAG était d’ailleurs une photo de Bernard Sellam, guitariste et chanteur d’Awek, qui a une gueule de personnage de BD que je ne me lasse pas de photographier. Je ne vais pas passer en revue tous les groupes qui ont joué à Sierre. De manière générale ils étaient tous excellents et de qualité, mais parmi les gens que je n’avais encore jamais vus sur scène j’ai été impressionné par JW Jones, un guitariste de haute technicité mais qui ne joue pas un tas de notes juste pour montrer qu’il sait jouer vite (je ne suis pas trop fan des guitar-héros, à quelques exceptions près), mais place tous ces trucs de guitaristes chaque fois à bon escient pour servir le morceau qu’il est en train d’interpréter, sans jamais en faire trop.

The Five Blind Boys from the Parish @ Sierre BFJe n’avais jamais vu non plus Philipp Fankhauser, un Suisse qui tourne pourtant dans le pays et à l’étranger depuis au moins 25 ans et qui est probablement le meilleur bluesman hélvétique du moment et qui est une véritable bête de scène, plaisantant avec le public en français ou en suisse allemand, prenant à partie les VIP dans leur loge, tout ça très sympathiquement, entrecoupant de superbes morceaux de blues. Il aura même invité à la fin son ami Claude Nobs, qui apparemment jouait de l’harmonica pour la première fois en dehors de l’enceinte du Montreux Jazz Festival !  Je n’ai malheureusement pas immortaliser ce moment exceptionnel. Pour finir, ils n’étaient pas sur la grande scène, mais je me réjouissais de voir le spectacle des Five Blind Boys from the Parish, parce que personnellement ils me font beaucoup rire, et en plus ils jouent bien, même si c’est en braille.

deltaR @ Sierre BFIl ne faut pas le dire trop fort, sinon ils vont choper le melon, mais mes potes de deltaR ont bien assuré sur la petite scène, leur dirty blues bien léché a eu l’air de plaire à un public nombreux, et leur ordre de passage avant et après Status Quo n’était pas évident ! Mais dorénavant ils pourront clamer que « Status Quo a assuré la première partie de deltaR au Sierre Blues Festival« . Status Quo qui furent d’ailleurs très bon eux aussi et à leur âge on peut dire que ça continue d’envoyer du bois !

Je parlerai peut-être des autres groupes un de ces jours….

Status Quo @ Sierre BF

-> Toutes mes photos du Sierre Blues Festival

Fêtes de Genève

Alepok @ FdGLe temps n’était vraiment pas terrible lors des pré-fêtes de Genève et je dois avouer que j’ai dû me pousser pour aller écouter l’un ou l’autre des nombreux concerts intéressants ou rigolos que j’avais envie d’aller écouter. Ce n’est qu’au moment où les fêtes avaient bien démarré que je me suis mû et du coup sur la dernière semaine j’ai vu un peu plus de choses.

Le plus intéressant était sans conteste Bernard Allison, dont j’ai déjà parlé plus tôt, mais il y avait plein de groupes régionaux non moins intéressants, dont par exemple les excellents Strangetrick que j’avais déjà eu l’occasion d’entendre ou Alepok, excellent groupe de reprises de standards rock et pop des années 60-70 Strangetrick @ FdG (Stones, JJ Cale, Beatles, etc.). Et pour finir, attiré par un article de présentation alléchant, je suis allé écouté le « British Blues Award » Bex Marshall, voix superbe et énergie incroyable et qui pour l’occasion était accompagnée par la section rythmique de Strangetrick, Pascal Alba et Gianni di Paolo. J’ai surtout été épaté par sa manière de triture sa guitare dobro qui n’était pas sans me rappeller un autre brittanique, Dave Arcari. J’espère qu’elle repassera dans nos contrées un de ces jours !

Toutes les photos

Bernard AllisonStrangetrickAlepokBex Marshall

 

 

100’000 vues

Je me suis aperçu il y a quelques temps que j’approchais un cap fatidique sur flickr: 100’000 vues de mes photos !

D’ici peu j’arriverai aussi à 100 groupes différents photographiés personnellement, ce nombre est sans compter les groupes que j’ai photographié dans le cadre du BAG. D’ailleurs je vais créer une page de type répertoire pour les retrouver.

Mais je n’ai aucune idée de ce que tout cela signifie ni comment cela se compare à d’autres, parce que ça m’est un peu égal. Mais j’aime bien les chiffres.

–> Photos de Tof sur Flickr
–> Photos de Tof au BAG sur Flickr

Bernard Allison / Luther Allison

Bernard Allison @ FdGLuther AllisonJe suis allé écouter et photographier Bernard Allison lors des Fêtes de Genève et du coup j’ai eu envie de plonger dans mes archives et voir ce que j’avais concernant son père, Luther Allison, que j’avais vu il y a 25 ans au Festival de Jazz de Montreux. En regardant quelques dates, je me suis rendu compte que lorsque j’avais vu Luther pour la première fois, il avait 46 ans, et son fils, que j’ai aussi vu pour la première fois cette année, aura 46 ans en 2011. Je ne sais pas si dans 25 ans je photographierai le fils de Bernard ?

N’étant ni un puriste, ni une encyclopédie, je ne vais pas essayer de comparer les deux, je pense que des centaines de critiques l’auront fait avant moi. Tout ce que j’aurai à dire c’est que le concert de Bernard Allison était très bon,  il est un excellent guitariste qui prend beaucoup de plaisir sur scène et en donne également beaucoup. Il rend de nombreux hommages à ses pairs et à ses pères et on ne va surtout pas bouder notre plaisir quand il fait quelques reprises d’Hendrix !

Quant au concert de Luther Allison en 1986, j’ai le souvenir lointain d’une soirée géniale, mais ce n’était pas forcément dû à sa seule présence, puisqu’il y a avait dans la même soirée et en jam des gens comme John Mayall, Otis Rush, Eric Clapton et quelques autres.

Otis Rush, Eric Clapton. Luther Allison

–> Toutes les photos de Bernard Allison

Feux d’Artifice

Le 1er Août est l’occasion d’aller retrouver la belle-famille et quelques amis à Meyrin (siège du CERN) et photographier les feux d’artifice. J’aime beaucoup les feux d’artifice, je pense que ça doit être passionnant de développer des fusées qui vont éclater en couleurs et formes différentes, allier entre elles les substances chimiques, les compartimenter pour les enchaînements de couleurs, minuter les différentes fusées entre elles et programmer tout cela en un ensemble lumineux et varié. C’est bien le seul intérêt d’avoir inventé la poudre à canon !

Ils sont aussi un sujet de photographie très intéressant, qui exige quelques bonnes connaissances techniques, une bonne capacité d’adaptation et aussi beaucoup de chance. Mais comment photographier un feu d’artifice ? Question matériel, l’usage d’un pied est recommandé, parce que même si il est souvent possible de faire une photo au 1/30 de seconde avec une sensibilité haute (800 ou plus ISO) et une grand ouverture (2.8 ou 3.5), le problème est que pendant ce 1/30 (ou 1/15) de seconde, le feu n’a souvent pas le temps de se déployer et il faudra donc travailler entre 0.5 et plusieurs secondes pour capter le feu dans son entier. Il faudra aussi enlever l’autofocus et faire un réglage manuel sur l’infini. A partir de là, il faut jongler entre la sensibilité et l’ouverture pour que les lumières s’impriment sur la carte mémoire sans être trop sur ou sous-exposées. Moi en général je laisse la sensibilité sur 200 ISO, ce qui permet des ouvertures aux alentours f/9.0. Ca s’est pour la théorie, parce qu’ensuite les modifications à apporter dépendront beaucoup du type de feu qui va être lancé, ce qu’on ne sait en général pas à l’avance. En effet, vous avez d’une part les feux très rapides, qui éclatent et de déploient en quelques fractions de secondes, et des feux qui se déploient lentement en scintillant et qui flottent plus longtemps dans l’air. Appliquer un temps de pose de 4 secondes aux feux scintillants et vous aurez tout de suite en effet de flou, qui peut être sympa, mais pas forcément l’effet recherché. Pour avoir le bon temps de pose, on peut aussi choisir de travail en mode  « bulb » et déclencher l’ouverture un peu avant l’éclatement et refermer manuellement dès que le feu s’est déployé, auquel cas on utilisera un déclencheur souple pour éviter les secousses. Les scintillants sont aussi souvent moins lumineux et il faudra peut-être aussi ouvrir un peu le diaphragme ou augmenter la sensibilité. L’autre difficulté, c’est qu’à moins de cadrer très large, les feux en général n’explosent jamais au même endroit dans le ciel. Il y a les fusées courtes et les fusées longues, et sur l’axe horizontal au moins 3 endroits différents d’éclatement des feux (et je ne parle que des petits feux), et il est donc difficile de changer rapidement son cadrage et immédiatement obtenir le bon point de vue. Et le dernier élément, sur lequel le photographe ne peut absolument rien changer, c’est la force du vent, qui devra être suffisante pour pousser systématiquement et rapidement hors du cadre tous les nuages d’explosions souvent disgrâcieux (mais pas toujours). On peut bien procéder à les estomper un peu en post-traitement (ce que j’ai souvent fait ici en augmentant les noirs ou en diminuant la luminosité), ou les enlever complètement en prenant plus de temps; mais le mieux est tout de même d’en avoir un minimum dès le départ !

–> D’autres photos de nuit sur Flickr

Bières

Peut-être ai-je trop bu de bières de « consommation courante » quand j’étais jeune, toujours est-il que depuis longtemps je ne bois plus du tout de blonde type Cardinal, Heineken, 1664, Budweiser ou Feldschlösschen, parce que je trouve ça complètement inintéressant. Mais depuis quelques années je prends plaisir à goûter les bières un peu différentes, blanches, ambrées, rousses, brunes ou noires et les bières locales de micro-brasserie, parfois blondes. Tout n’est pas bon non plus, il ne faut pas exagérer, mais c’est au moins un peu plus différencié. Et comme il se trouve que c’est souvent en période de vacances que je pratique cette activité, j’ai la plupart du temps mon appareil à portée de main. Je dois en avoir encore quelques unes dans ma collection, mais je regrette de ne pas avoir pris des photos de bières plus souvent, c’est rafraîchissant !

Plisson d’eau douce

Nous revenons d’un séjour en Bretagne, en passant notamment par Carnac et Saint-Malo où pendant un peu plus d’une semaine nous avons eu le bonheur de petit-déjeuner dans une salle décorée par des photos de Philipp Plisson. En passant un soir sur « Le Sillon » – la digue/promenade à l’extérieur de Saint Malo – je me suis retrouvé exactement au même point de vue que l’une de ces photos, à peu près dans les mêmes conditions (mais moins de lumière) et je me suis donc attaché à reproduire cette image. Qu’on ne se méprenne pas, ceci était uniquement un exercice de style, un clin d’oeil et un hommage à Philipp Plisson et il ne me viendrait jamais à l’idée d’exploiter une telle photo, et j’espère donc que personne ne s’en offusquera. Le titre de cet article s’applique donc entièrement à moi-même !

L’image originale de Plisson devrait pouvoir être trouvée dans sa photothèque en recherchant « Saint Malo » pour une comparaison directe, mais l’exercice de la contrefaçon est intéressant à plus d’un titre. D’abord, lors de la prise de vue j’avais bien centré le point de vue en haut de l’escalier, pensant que tout photographe ferait ainsi pour la propreté de l’image ou alors se décalerait carrément pour changer le point de fuite radicalement,  pour constater au retour sur l’original que le point de vue de Plisson était très légèrement décalé sur la gauche, soit pour correctement positionner l’horizon, ou pour décaler le point de fuite du brise-lame pour qu’il arrive au centre, points que je n’ai malheureusement pas vérifié, l’image n’étant pas disponible dans la photothèque ou sur le web lorsque je l’ai traitée à la maison. Et au final on en apprend énormément non seulement sur le photographe, mais peut-être plus important sur le photographe dans son environnement favori. Dans mon beau pays helvétique je suis rarement confronté à l’océan et cette démarche apprend non seulement à photographier un peu mieux la mer, mais aussi à mieux la connaître et appréhender un peu de sa puissance et de son importance. Philipp Plisson m’a aussi confronté à des questions concernant le format des photos, questions auxquelles je reviendrai probablement plus tard.

Plisson, je le connaissais peu et comme tout le monde – je suppose – je connaissais sa série de phares assaillis par les vagues, dont beaucoup sont d’ailleurs de son fils Guillaume, aussi bon photographe que son père, et quelques autres clichés d’océan ou de bord de mer. Sa galerie principale étant à la Trinité-sur-Mer (à côté de Carnac), j’ai pu voir à quel point sa collection est riche en images sublimes de tous genres, mais toujours en relation avec l’eau ou la mer,  et j’ai aussi pu constater à quel point il est populaire en Bretagne: les 2 hôtels dans lesquels nous sommes descendus avaient chacun des dizaines de ces oeuvres dans leurs couloirs, salons ou escaliers et partout où nous allions, restau, bar ou bistrot se trouvait l’une ou l’autre des ses oeuvres, une toile, un poster ou un livre sur une table. Allez faire un tour dans la photothèque avant que je ne passe à autre chose.

A Saint-Malo, il y a sur les plages devant la digue des pieux de bois alignés appellés des « brise-lames », qu’on peut voir dans toutes les photos de cet article. Graphiquement ils sont géniaux: on peut les insérer dans un paysage qui contient déjà de beaux éléments comme le sable et la mer, ce qui rend l’image plus intéressante. Il y a d’ailleurs des  centaines de photos de ces brise-lames de Saint-Malo, il suffit de faire une recherche avec ces 2 mots-clés pour s’en persuader. Il y en a des petits, type barrière de bois et des gros de type « tronc d’arbre planté dans le sable » et j’ai donc fait plein d’essais différents à marée haute, à marée basse, de jour, de nuit, par beau temps et par temps gris et même fait dans le minimalisme, genre que j’affectionne mais pratique peu (je vais peut-être la surexposer un peu pour qu’elle soit encore plus minimaliste). J’espère avoir le temps d’en préparer une série à voir pour cet été.

Blues Rules Festival Crissier 2011

Il y a quelques temps j’étais au Blues Rules Festival de Crissier, qui a débuté pour moi lors du Showcase qui a eu lieu au BAG à Genève le jeudi 26 mai, suivi de 2 jours de blues de folie à Crissier les 27 & 28 mai.
Le showcase d’abord était toute une aventure car il n’est pas évident de planifier 3 heures de concert avec 6 groupes différents et autant de sound-checks qui devaient donc théoriquement avoir lieu entre 17h30 et 20h00. Hillstomp arrivant directement de Belgique, Henry et John étaient sur place assez tôt pour règler le son tranquillement, sans stress. Le reste des groupes était coincé sur une autoroute et est arrivé à 19h30 ! L’avantage c’est que ça a laissé à toute l’équipe technique assez de temps pour manger, puis ils ont juste fait 2 balances pour avoir des échantillons de tous les instruments, et go pour la soirée !

Hillstomp @ BAG ThursdayJoe Troop a beaucoup intéressé et intrigué avec son blues teinté de tango argentin et de mélodies celtiques au banjo ou au violon et on l’a retrouvé avec bonheur à Crissier ou il a animé les changements de scène en jouant dans le public, accompagné d’amis de rencontres. Ted Drozdowski et son autre Scissorman Matt Snow ont fait leur show en jouant de la slide psychédélique avec tout ce qu’il trouvait dans la salle, superbe démonstration. En grand gentleman du blues, Wes Mackey est venu calmer la scène avec son delta blues fin et sensible avant que Rev Deadeye et ses Broken Spirits ne reviennent mettre le souk sur la scène. Nous avons eu ensuite le privilège de recevoir Kenny Brown, un des tout grand de ce festival de Crissier, qui aurait certainement joué une heure ou plus si nous ne l’avions arrêté. Puis on s’est déchaîné de nouveau avec Hillstomp, avec un country blues/bluegrass speedé et déjanté, mais executé avec une parfaite maîtrise. Ils sont de Portland dans l’Oregon, aussi curieux que cela puisse paraître en entendant leurs ballades folk américain traditionnelles, mais on sent que le Grunge est né pas loin de chez eux. Une énorme suprise et un grand bonheur de les entendre encore 2 fois lors du Festival. En plus ces gars étaient d’une gentillesse et d’une disponibilté incroyable. Bref une excellente soirée et une réussite, également pour nos amis de la technique qui ont vraiment assuré !

Bob Log III @ Blues RulesLe vendredi soir à Crissier fut un peu frais, mais heureusement la pluie tant redoutée ne s’est pas manifestée. Bob Log III et son orchestre (doigts, mains, pieds, jambes) ont couronné la soirée par un concert bien dirty blues qui a emballé le public. Aupraravant, et même si le genre musical est plutôt folk/rock que blues, les français de Chapel Hill m’ont énormément plu et sont sans conteste ma découverte du vendredi: une présence scénique magnifique, des chansons très sympas, entrainantes et d’excellents musiciens. Auparavant, en tout début de soirée s’étaient produits les locaux de l’étape, les genevois Floyd Beaumont and the Arkadelphians. Pour les avoir suivi depuis leurs débuts, je peux affirmer que le groupe a beaucoup mûri et pris de l’assurance, leurs arrangements se sont affinés et leur prestation au château de Crissier était excellente.

Bena & Ptaszek @ Blues Rules 2011Le samedi nous avons pu découvrir un groupe de blues alternatif valaisan avec Hannibal Slim et Captiain Boogie, des intérprétations de standards du delta blues très intéressantes. J’ai beaucoup aimé la prestation de Roland Tchakounté et sa fusion très réussie du blues et des airs africains très roots, servie par d’excellents musiciens. Auparavant nous avions déjà découvert avec Sevdah Dragi Moj (le « side project » de Robin Girod) une fusion entre des airs bosniaques et le blues, une belle voix bosniaque et une guitare râpeuse,  assez suprenant et qui mérite probablement de s’y intéresser à nouveau si l’occasion se présente. Le point d’orgue pour moi, et probablement pour le public fut sans conteste le concert des slovaques Bena et Ptaszek qui ont enflammé le public avec leur mississippi blues tout droit sorti d’un vieux 78 tours. Pour finir la soirée avec Hillstomp et une énorme jam session.

Kenny Brown @ Blues Rules 2011Heureusement le samedi fut ensoleillé et le succès de ces deux journées permettront d’ores et déjà de préparer une troisième édition du Blues Rules en 2012, dont on se réjouit déjà !
L’atmosphère tout au long de ces deux jours fut très chaleureuse et il y a dans ce festival un côté familial dans lequel on se sent bien. Du côté du backstage aussi, tout fut bien sympathique, la nourriture était bonne, l’ambiance très détendue. J’y ai aussi rencontré Fox Kijango qui a réalisé d’excellentes vidéos, interviews et extraits de concert, comme celle de Floyd Beaumont ci-dessous. Et dans la fosse, l’entente entre les différents photographes fut très bonne et j’ai d’ailleurs pu rencontrer Davide Gostoli, dont l’an dernier je n’avais vu que les photos, et qui fait de très belles images de concert.Et plein d’autres personnes talentueuses et/ou sympathiques qu’il serait trop long de tous citer ici, remercions simplement Thomas Lecuyer et Vincent Delsupexhe  et tous les bénévoles pour ce beau festival !

–> Toutes les photos du Blues Rules
–> Videos de Fox Kijango
–> Photos de Davide Gostoli
–> Article Blues Rules 2010

httpv://www.youtube.com/watch?v=XURs6K04pj8&feature=feedu