Spaceship – Maud Guye-Vuillème

Nous sommes allés à l’exposition de la photographe Maud Guye-Vuillème intitulée « Balade Qhallala », au Flux. Maud a un parcours personnel intéressant: elle a plaqué un travail bien remunéré dans le marketing d’une grande entreprise internationale pour parcourir l’Amérique du Sud et en collaboration avec l’UNICEF faire des portraits d’enfants dont certains ont été intégrées à leur calendrier officiel 2011. A côté de cela elle a aussi photographié de nombreux paysages, fait beaucoup de photos de kitesurf (son autre passion) et commencé récemment de faire des portraits en studio. Je vous en ai fait un bref résumé, plus de détails sont disponibles sur son site Pics Addikts – www.picsaddikts.com.

Pour revenir à l’expo photo mentionnée plus haut, je ne suis pas un très grand fan de photos d’enfants, et ce n’est probablement pas quelquechose que j’aurais envie de faire personnellement, mais je dois dire que les photos que j’ai vues sont d’une grande qualité technique et surtout Maud a vraiment l’oeil pour saisir l’humanité des gens et mettre en valeur les lueurs de joie, de tristesse ou de d’espoir ou de désespoir qui surgissent dans leurs yeux, et ses photos d’enfants ou de vieilles personnes sont vraiment magnifiques.

Nous, ce qui nous a le plus plu dans cette collection fut quand même des montages comme celui de photos de VW coccinelles dans les rues de Taxco, en tirage sépia, ou encore la photo que nous avons achetée et qui s’intitule « Spaceship in the Salar » (photo de cet article). J’apprécie toujours quand il y a de l’humour dans une photo et celle-ci est non seulement un magnifique paysage, une surface saline sur laquelle il venait de pleuvoir et qui crée de magnifiques reflets, mais l’objet qui passe dans l’horizon et soulève une gerbe d’eau donne vraiment l’impression de voir un vaisseau spatial, avec en plus des montagnes dans le fond qui donnent l’impression d’une distorsion de l’espace-temps comme on le représenterait en BD. Et l’objet est juste assez petit pour qu’on ne se rende pas compte immédiatement que c’est une banale voiture qui passe. Quand la chance rencontre le talent, cela fait de bien belles images !

Lunch atop a skycraper

Lunch Atop a SkyscraperJ’ai déjà parlé plusieurs fois de Mike Stimpson (Balakov sur flickr), qui fait avec génie des reproductions d’images célèbres en remplaçant les personnages par des legos, ou simplement des mises en scènes rigolotes de scènes imaginées, comme il le fait avec des legos starwars.

Eh bien peu de temps avant de partir en vacances en septembre j’ai vu passer dans mon flux fessebouc un message disant en substance « j’ai des tirages en trop de quelques images si cela intéresse quelqu’un ».

Parmi les images mentionnées, il y avait le fameux « Lunch atop a skyscraper », dont l’original a été pris pris en 1932 à New York par Charles C. Ebbets. Je me suis empressé d’en commander un exemplaire à Mike et j’ai enfin pu l’accrocher cette semaine dans mon salon ?

J’adore !

Leysin Rock Festival – Alain Bashung

Alain BashungEn 1987, nous avons participé au 1er Leysin Rock Festival, mon amie et moi (amie devenue entre-temps ma femme, mais c’est une autre histoire). Je crois que ce festival avait l’intention d’être entièrement consacré au rock, si ma mémoire est bonne, et était probablement un des premiers nouveaux festivals en suisse romande pour changer de Montreux ou de Paléo, les inévitables mastodontes de l’époque qui n’offrait pas d’autres alternatives (si ma mémoire est bonne). En tout cas, nous nous réjouissions de ce nouveau venu. Mais Leysin n’est pas aussi facile d’accès que Montreux ou Nyon, et la meteo alpine un peu plus capricieuses et le festival s’est arrêté en 1993 après quelques années difficiles. Pour ce premier volet en 87, je ne me souviens pas que le temps ait été difficile, je me souviens juste du long bouchon pour redescendre de la montagne. Sur scène nous avons vu Bashung dans une superbe prestation, alors qu’il venait de sortir de Rio Grande. Cette année-là il y avait aussi Bernard Lavilliers, Charlélie Couture et Catherine Lara, notamment (j’y étais peut-être qu’un jour d’ailleurs).

Pour d’autres vieilleries, voir mon article sur Carmel.

San Francisco Art Exchange

De passage à San Francisco pour la fin de nos vacances fin septembre, nous somme passés par hasard devant une galerie de photos en rentrant un soir à notre hôtel. Dans la vitrine principale une superbe image de Jimi Hendrix, et d’autres photos, d’autres mythes rocks des années 50-70 qu’on pouvait apercevoir dans la pénombre. Wouah ! Le lendemain soir je suis donc retourné pendant les heures d’ouverture à la San Francisco Art Exchange pour y découvrir une exposition photo consacrée à Jimi Hendrix, avec aussi quelques magnifiques photos des Beatles, des Who ou des Rolling Stones, pour ne citer que ceuc-ci. Et pas juste des photos obscures et moches que personne n’avait jamais vues, mais des images iconiques, connues et reconnues dans le monde entier, prises par les plus grand photographes de concerts ! Il suffit ‘aller sur le site de la SFAE pour s’en convaincre. Re-Wouah !

J’étais comme un gamin à Noël dans un magasin de jouets, passant d’une photo à l’autre, y revenant de multiples fois et restant de longues minutes en contemplation. Même si certaines de ces photos ont été vues des milliers de fois, c’est quand même une expérience complètement différente que de voir des tirages originaux de haute qualité en grand format, qui donnent parfois l’impression de vraiment se trouver face à l’artiste !

Parmi les photos que j’ai adorées, il y avait une photo de Mick Jagger discutant avec Jimi par Eddie Kramer, une superbe photo couleur de Jimi Hendrix de David Montgomery, un tableau de Ron Wood sobrement intitutulé « Jimi and me »; une jolie découverte puisque je ne savais pas que Ron Wood peignait, et même plutôt bien !

PHOTOGRAPH BY GERED MANKOWITZ copyright: BOWSTIR Ltd. 2010/mankowitz.com

Et puis il y avait aussi cette très belle photo en noir/blanc de Gered Mankowitz, que j’inclus dans cet article, qui était une de mes images préférées avec celle de David Montgomery mentionnée plus haut.

Curieusement j’étais tout seul dans la galerie avec les employés et un autre monsieur qui discutait un peu à part avec quelqu’un qui était probablement le patron du lieu. Comme j’étais seul et visiblement intéressé, j’ai commencé à bavarder avec un des employés, qui m’apprit que la trentaine de photos visible dans cette expo n’était que le 5% de leur collection dans l’arrière boutique. Re-re-Wouah !

Après quelques minutes de discussion, il s’approche un peu plus de moi, baisse le ton et me dit: « ne vous retournez pas maintenant, mais la personne qui est là derrière en train de discuter avec mon patron est justement le photographe Gered Mankowitz ». Re-re-re-Wouah !

En sortant de la galerie, comme il me croisait forcément et que nous n’était pas nombreux on s’est donc dit bonjour, et j’ai marmonné un truc stupide dans le genre « euhhhhh…. superbes photos ! », puis il est parti, continuant sa route. Je n’aurais pas eu grand chose de plus à lui dire à ce moment-là, parce que même en connaissant certaines de ces photos, je n’étais pas plus que ça au courant de sa carrière, mais avec le recul je me suis dit que ça aurait été vraiment sympa d’aller boire un verre et de lui demander comment était Hendrix ou les Stones et surtout comment c’était vraiment de faire des photos de concert à cette époque où le matériel était très différent de ce qu’on peut trouver aujourd’hui.

Gered Mankowitz a sorti récemment un livre – EXPERIENCE: JIMI HENDRIX AT MASON’S YARD – consacré à Jimi Hendrix que je pourrais bien demander au Papa Noël.  Publié par Insight Editions, il est disponible sur Amazon et une édition spéciale est disponible sur Snap Gallery.

Le lendemain matin je suis retourné à la galerie avec ma femme et donné mon email à la personne que j’avais vue, ce qui n’est peut-être pas une très bonne idée, parce que maintenant je reçois des invitations à des vernissages d’expos consacrées à Keith Richards ou d’autres, et ça me fend chaque fois le coeur. Mais si vous aimez le rock et les photos de rock, n’hésitez pas à passer à la San Francisco Art Exchange !

Article dans le même genre: Jim Marshall

Copyright information

La photo de cet article est de Gered Mankowitz copyright: BOWSTIR Ltd. 2010/mankowitz.com et est utilisée avec son aimable autorisation.
The photography in the article is by Gered Mankowiz copyright: BOWSTIR Ltd. 2010/mankowitz.com and is used with his kind permission.

Floyd Beaumont and the Arkadelphians

A la fin du mois d’Août cette année, j’ai retrouvé Floyd Beaumont et ses Arkadelphians dans la zone ferroviaire de la Praille, à Genève pour prendre une série de clichés qui serviront à la publicité et la communication du groupe dans le futur. Nous avions décidé de faire des photos sur les voies avec des wagons de marchandise, thème très classique du blues avec le voyage, le chômage et le déplacement forcé ou choisi, la clandestinité, etc. Pas très original on doit bien l’admettre, mais le lieu permettait de faire plusieurs type d’images sans trop de mise en scène et dans trop devoir se soucier du reste du décor. Avant cela j’avais déjà fait une série de photos de style sépia pour Floyd, dans un lieu où la lumière était très difficile et ne supportait qu’un traitement noir/blanc ou un traitement à l’ancienne de l’image, et nous avons donc décidé de poursuivre dans le même style pour le shooting de la Praille.

Floyd Beaumont and the ArkadelphiansJe n’ai pas du tout l’habitude de faire des photos posées, je n’aime pas beaucoup la mise en scène et en plus dans la vie courante je n’aime pas trop non plus photographier les gens, à moins qu’ils ne soient surune scène: le défi était donc de taille mais il faut bien se pousser un peu de temps en temps si on veut progresser. C’est donc relativement stressé que je suis arrivé sur les lieux, en ayant auparavant pensé à une dizaine de genres de photos à faire, mais rien de très précis: je savais qu’il fallait faire quelques photos de groupe avec et sans les instruments, et quelques photos individuelles, mais je n’avais pas d’idées plus abouties que ces vagues ébauches. Donc sur place il a fallu non seulement réfléchir, discuter et décider rapidement des cadrages à faire, diriger tout ce petit monde et le mettre en scène, vérifier les détails et les éléments indésirables dans le champ et finalement réussir la photo ! Bref, faire un vrai travail de photographe de studio.

Floyd Beaumont and the ArkadelphiansEn cours de séance nous avons eu la surprise de voir débarquer de par et d’autre d’un wagon quelques policiers en uniforme, un peu tendus mais qui se sont vite décontractés en voyant que nous étions armés d’instruments et d’un objectif et que nous n’étions pas en train de cambrioler un train de marchandises. Ils ont même vérifié avec la centrale ferroviaire qu’aucun train n’était prévu ce matin-là et que nous ne risquions donc rien à continuer nos activités. Suite à cet épisode le groupe s’est mis à improviser une chanson au milieu des voies qu’on pourrait découvrir bientôt sur la toile ou sur un CD. Floyd Beaumont et les Arkadelphians ont enregistré récemment 5 titres, et une première série de photos a déjà été utilisée pour le CD. Je vais d’ailleurs choisir de dévoiler ces images sur mon espace flickr au fur et à mesure que Floyd les utilisera sur différents supports.

–> Floyd Beaumont sur MySpace
–> Collection sur flickr

–> Collection du BAG sur flickr

Mountain Men

Mountain Men @ Chat NoirJe suis allé écouter Mountain Men hier soir au Chat Noir de Carouge et je sais maintenant pourquoi ce duo franco-australien a été choisi par la scène blues française pour aller les représenter à l’IBC (International Blues Challenge) à Memphis dans la catégorie duo : ils sont tout simplement fabuleux !

Leur delta blues est ciselé finement, leur spectacle est amusant et ils entraînent rapidement le public où ils veulent et surtout ils font preuve d’une sincerité et d’une générosité incroyable ! Si ils sont déjà très bons sur leurs enregistrements, ils se transcendent en concert en mettant toute leur énérgie, leurs sentiments et leurs tripes dans les morceaux qu’ils intérprètent, dans la plus pure tradition du blue. Et rarement je n’avais entendu une si prenante version de « Georgia »,  même par Ray Charles que j’ai vu plusieurs fois en concert. Bref, un tout grand moment d’emotion ! Merci Mountain Men !

–> Autres photos sur flickr

Les conditions de photo n’étaient pas idéales, des rouges dominants et saturés, mais ils ont de telles attitudes que ça aurait été dommage de ne pas désaturer pour les mettre en quasi noir/blanc.

Red Dog Blues Band aux Pré-Saturnales

En fait, il semble que plus je photographie, moins j’écris ! Bon, c’est un peu logique dans le sens ou  faute de temps, ces deux agréables activités s’excluent l’une de l’autre. Mais comme je n’ai pas envie du tout d’abandonner ce blog, eh bien je crois que je vais simplement devoir devenir plus circonspect dans mon écriture….

Or donc, l’autre jour j’étais aux pré-saturnales pour y photographier un autre blues band de mes amis: le Red Dog Blues Band, un groupe qui surtout pour cette occasion a été très blues-rock, rythm’n’blues et soul. Les présaturnales est un évènement organisé par les étudiants et étudiantes en médecine, une belle soirée avec plein de monde, et un magnifique parterre donc pour les Red Dogs qui assuraient la première partie de Stevans. La lumière en générale était un peu difficile pour les photos, mais c’est comme ça, il faut composer avec ce qu’on a (ce qui est valables pour la vie en général).

The Rambling Wheels vs The Who

Rambling Wheels @ Festiverbant 2010

Avant de partir en vacances je suis allé au Festiverbant pour y prendre quelques photos pour l’organisation. Le Festival rock de LanDEcy est un évènement éminemment sympathique, qui propose 3 soirées gratuites de rock, pop et blues avec de nombreux groupes locaux et quelques vedettes de niveau national ou international, dans un joli coin de la campagne genevoise.

Parmi les groupes que j’avais envie de voir et écouter (qui étaient nombreux, mais j’y reviendrai probablement un peu plus tard), il y avait The Rambling Wheels, un groupe rock de Neuchâtel débordant d’énergie, qui sautait et bougeait sur scène et se donnait complètement à fond et qui a été bien apprécié par le public.

J’ai naturellement été très content de réussir cette photo du guitariste bondissant, qui n’est pas sans rappeller The Who dans leurs jeunes années. Les Who ont toujours été parmi mes groupes préférés: je suis un fan inconstionnel du jeu de guitare de Pete Townshend et pour les avoir vu et écouté relativement récemment à Paléo (20.7.2006) je peux affirmer qu’ils n’ont rien perdu de leur pêche ni de leur énergie, même si Pete n’a probablement plus les genoux pour faire des bonds tels qu’il les pratiqueait dans le temps. Le bondissant Pete, dont j’ai toujours adoré aussi les images de sauts et autres contorsions sur scène. De nos jours il n’y a plus beaucoup de personnes qui s’éclatent ainsi sur scène et je suis donc bien heureux d’avoir croisé la route des Rambling Wheels pour faire moi aussi une photo « à la Pete Townsend » !

(Et en passant, je m’excuse auprès des auteurs de ces photos des Who, je n’ai pas été capable de trouver leurs noms pour lex créditer correctement).

Tiens, à propos de genoux et de photos, il faudra que je vous parle d’Antelope Canyon un de ces jours …

Toutes les photos des Rambling Wheels ici –> http://www.flickr.com/photos/sitatof/sets/72157624865316084/with/4949584804/

Conteneurs Romanesques

ContainerL’autre jour j’étais à la Praille, la gare de marchandise de Genève, où j’avais rendez-vous avec des gens pour faire des photos. J’étais un peu en avance et me suis promené parmi les conteneurs qui attendaient là. J’ai toujours été fasciné par ces énormes blocs de métal qui parcourent le monde de long en large en passant par tous les ports, toutes les gares, toutes les villes.

ContainerIl y aussi ce côté mystérieux du conteneur fermé, et se demander quels objets et quels mystères il cache, s’interroger sur la personne qui possède la clé du gros cadenas qui en empêche l’accès. Et aussi essayer de se représenter toutes ces clés, passant de main en main, des milliers, des millions de clés, partout.

C’est fou parfois comme un objet moche, lourd et sans charme peut déclencher une éruption de romanesque et de d’aventure !