Esperanzah! Barcelone

Quantic and his Combo Barbaro @ Esperanzah! BCN

Le festival Esperanzah! à Barcelone en est à sa 2ème édition et il est le petit frère du festival du même nom qui à lieu chaque année depuis 10 ans à l’abbaye de Floreffe, près de Namur. Les deux festivals partagent les mêmes buts d’engagement social, culturel, environnemental et économique que je vous invite à découvrir sur le site belge, à moins que vous ne maîtrisiez l’espagnol. L’affiche du festival, qui s’étale sur 3 jours, est donc plutôt du genre world musique avec chanteurs et groupes engagés ou du moins sensibilisés à ces thèmes.

Comme j’y étais principalement pour y prendre des photos sur l’invitation de mon ami Monsieur Poulet , directeur de la communication de l’évènement, j’ai du coup vu et entendu tous les groupes, et si j’en ai fait un résumé photographie très exhaustif, ici je me contenterai de ne citer que ceux qui m’ont le plus marqué.

Sam Tshabalala @ Esperanzah! BCND’abord Sam Tshabalala, chanteur sud-africain installé en France depuis qu’il a fuit le régime de l’apartheid dans les années 80, qui était présent avec une petite formation constitué d’un guitariste supplémantaire, d’une chanteuse/percussioniste et d’un percussioniste. Plein de petites balades, de chansons qui racontent chacune une histoire, des rythmes entraînants et surtout ces 4 magnifiques voix qui s’entre-mêlent dans des chorus qui ne sont pas sans rappeller les grands choeurs vocaux comme Lady Smith Black Mambazo.

L’autre groupe que j’ai beaucoup apprécié, Poutrelles Fever, n’a rien à voir avec la world musique, à moins que le ska ne soit à ranger dans cette catégorie (où range-t-on le ska, d’ailleurs ?). Pour tout dire j’avais décidé de ne rester qu’une petite demi-heure avant de me rentrer à l’hôtel, mais devant l’entousiasme débordant du groupe, je suis resté jusqu’au bout.
Dans un mélange de ska et de rock teinté de bal musette, Poutrelles Fever a explosé la scène. Curieux d’ailleurs que je les ai rencontré à Barcelone, puisqu’ils sont du Bugey, situé dans un département voisin de notre petit canton.Poutrelles Fever @ Esperanzah! BCN

Sinon, il y avait plein d’autres choses très bien comme la Kinky Beat, Canteca de Macao, Ojos de Brujo, Quantic, Amparo Sanchez ou Antonio Rivas dans Trikordeon. Il était intéressant de constater que parmi tous les groupes présents qui faisaient de la musique plutôt latino, dans le sens très large du terme, presque toutes les chanteuses exprimaient aussi bien dans la voix que dans la gestuelle toute la force de l’héritage flamenco, typique de l’Espagne, même lorsqu’ils font des choses très différentes comme de la salsa, du reggae ou même du rock.

Un festival très intéressant dont on peut voir toutes les photos dans un classeur sur mon espace flickr ou sur l’espace d’Esperanzah! (enfin presque toutes… je suis encore en train de les trier !). En endroit riche en dcéouvertes et rencontres musicales.

Fête de la Musique 2010

La fête de la Musique à Genève est assez impressionnante avec plus de 30 scènes réparties dans la ville et une programmation sur 3 jours, vendredi soir, samedi de 14 heures à minuit, et dimanche de 14 à 22 heures, sans compter tous les concerts qui ont lieu dans les communes avoisinantes. Bref, ça fait du monde, toutes sortes de musiques partout et un choix infini pour les pauvres mélomanes éclectiques que nous sommes !

BAG Blues Encounter @ Fete de la MusiqueMais commençons par le début. Vendredi soir nous étions bien entendu au Kiosque des Bastions ou le BAG animait une très belle scène en tant que nouveau partenaire officiel de l’évènement. C’était la première fois que l’asso était présente dans une telle manifestation et nous sommes évidemment tous ravis de cette reconnaissance officielle de nos efforts pour la promotion du blues. Et je crois que nous avons bien relevé le pari en présentant des concerts de bonne facture, un spectacle très diversifié avec de la soul, du blues acoustique, du power blues (pour ne pas dire du rock) et du blues plus classique. La plupart des musiciens présents étant des membres, nous ne pouvons que constater que nous avons de sacrés bons musiciens dans nos rangs !

Mais assez parlé de Blues, la Fête de la Musique étant l’occasion pour nous d’aller écouter des choses que nous écoutons moins souvent en concert, qui soient différentes du rock, de la pop ou du blues. Et le samedi ça commençait avec Reel Time, un groupe de musique celtique principalement irlandaise avec quelques incursions dans des airs écossais ou anglais. Un très bon groupe, mais la Cour du 11 est vraiment trop petite ! Nous sommes ensuite allé écouter un concert de harpe d’Alice Aubert, qui n’était pas au programme officielle, mais avait lieu à la Chapelle de la Pélisserie, devant laquelle nous étions passé par hasard. Bien nous a pris de retourner dans ce lieu, nous avons découvert une harpiste de grande classe qui a exécuté des morceaux classiques, mais aussi une oeuvre beaucoup plus contemporaine et urbaine avec l’addition de rythmes proches de la Transe, et un support visuel déroulant des images prises dans la banlieue de Manchester. Très surprenant et intéressant.

Fete de la Musique 2010Un petit détour pour ensuite aller écouter Machi Tonaka aux grandes orgues de la Cathédrale. Je m’étais donné comme mission de photographier tous les artistes que nous irions écouter, mais là je dois avouer que je n’ai pas réussi à la voir et me suis contenté de photogrpahier les orgues ;-). Nous sommes ensuite allé écouter un groupe de musique ethnique, Baïana Split, dans un réportoire sympa, mais difficile à apprécier avec le froid et l’humidité ambiante. Nous sommes d’ailleurs rentrés nous réchauffer.

Les Harpies @ Fete de la Musique 2010Le dimanche nous avons repris notre tour des festivités avec les Harpies, un jeune quatuor de harpistes qui nous a gratifiésd’oeuvres de toutes les époques avec des sonorités d’amérique latine, du classique  et des morceaux entraînants. A noter, une sublime version du Canon de Pachelbel en début de concert qui a mis tout le publique dans sa poche ! Le beau temps étant revenu (enfin presque), nous avons mangé un morceau (moitié médiéval, moitié turc) et avons enfin pu faire un vrai tour des scènes en flânant dans l’immense espace dédié à cette fête, avant de retourner écouter encore une fois Baïana Split, cette fois dans un répertoire médiévale celtique (Irlande, Ecosse, Angleterre). La Fanfare du Loup @ Fete de la Musique 2010Baïana Split est un duo d’accordéons accompagnés d’un bouzouki ou d’un violon dont la prestation fut très plaisante, avec des airs qui oscillent entre la musique classique et le folklore populaire. Une petite promenade et un arrêt café pour se réchauffer, avant de partir pour les Bastions où se produisait la Fanfare du Loup dans son spectacle consacré à Janis Joplin. Je regrette de n’avoir pas vu l’annonce de ce spectacle plus tôt dans la saison, et aussi d’avoir dû partir tôt en raison d’autres obligations, parce que ce show était fabuleux avec une excellente Michelle Milner (je crois) aux cordes vocales, et une musique qui swinguait et rockait un max !

Toutes les photos sont soit sur mon espace flickr, soit sur celui du BAG.

Blues Rules 2010

[Read this in English or French]

Honkeyfinger @ Blues Rules Three weeks ago I was at the Blue Rules Festival Crissier 2010, first because the BAG (Blues Association of Geneva) was collaborating closely with Thomas Lecuyer and Vincent Delsupexhe for the organisation of this event, and secondly on a more personal level, I was involved as one of the official photographers of the festival. But in any case, I would have been there because there was lots of blues !

For it’s very first attempt, this festival has been a success on several aspects. The program was interesting with very much diversity in the various types of blues being played, from the old jazzy 20’s blues played by Veronica Sbergia and the Red Wine Serenaders to much more contemporary psychedelic sort of blues, as demonstrated by Honkeyfinger (top picture), Dave Arcari or the Black Diamond Heavies. In any case, although some purists might think there could have been more of « classical » delta blues (whatever that is), the show was very interesting.

Bena & Ptaszek @ Blues RulesIt’s very difficult to really highlight any of the artists who played at Blues Rules, as they were all excellent and all put their very best in their 1 hour set. But amongst all, my preferred groups I have really discovered there were Veronica Sbergia, Blue Mother Tupelo, and Bena & Patzcek (middle picture) because I am personnaly a more « classical » type of blues aficionado, with a special note for the Scissormen (bottom picture) and their rock’n’roll attitude, but apart one ore two rare exceptions I really appreciated all of them ! And if I have time I will be back to some of these bands on this blog, which would also deserve some credits, such as Hell’s Kitche, Reverand Tom Frost, Red Mouth ou Reid Paley.

Il y a trois semaines j’étais au Blues Rules Festival de Crissier 2010, premièrement parce que le BAG (Blues Association de Genève) a collaboré de près avec Thomas Lecuyer et Vincent Delsupexhe pour la mise en place de cet évènement, et deuxièmement et sur un niveau plus personnel j’étais un des photographes officels du Festival, mais j’y serais de toute façon allé parce qu’il y avait plein de blues !

Scissormen @ Blues Rules Pour son premier essai, ce festival a été magistralement transformé en succès. Le programme était intéressant et présentait une grande diversité dans tous les différents types de blues qui ont été joués, depuis un vieux blues un peu jazzy pratiqué par Veronica Sbergia and the Red Wine Serenaders à des blues plus contemporains et psychédéliques, comme celui de Honkeyfinger (photo du haut), Dave Arcari ou les Black Diamond Heavies. Et bien que certains puristes puissent penser qu’il aurait pu y a voir plus de delta blues classique (quoique cela recouvre), le spectacle était très intéressant.

Il est très difficile de mettre en évidence l’un ou l’autre des artistes qui ont joué au Blues Rules, car ils étaient tous excellents et ont tous mis toutes leurs tripes dans leur prestation d’une heure. Mais parmi tous, et parce que je suis un aficionados de blues plutôt classique, j’ai particulièrement aimé les découvertes pour moi qu’étaient Veronica Sbergia, Blue Mother Tupelo et Bena & Patzcek, (photo du centre) avec une mention spéciale au Scissormen (photo du bas) et leur attitude scenique rock’n’roll. Mais à part quelques rares exceptions, je les ai vraiment tous aimés ! Et si j’ai le temps, je reviendrai sur l’un ou l’autre de ces groupes dans ce blog, qui mériteraient qu’on parle d’eux comme Hell’s Kitchen, Reverand Tom Frost, Red Mouth ou Reid Paley.

All the photos – Toutes les photos — > http://www.flickr.com/photos/sitatof/collections/72157624089090118/

To blog or not to blog ?

Selon Ron l’infirmier, blogueur devenu écrivain, le blog est mort ; c’est ce qu’il a déclaré ce matin à Couleur 3. Mince, je ne m’y étais pas encore complètement mis et déjà je ne suis plus à la page !

Il est vrai qu’avec la poussée irrésistible des réseaux sociaux – Facebook en tête, qui propose d’ailleurs d’écrire des articles dans son propre environnement – pourquoi se creuser les méninges pour développer des articles et maintenir un blog alors qu’il est beaucoup plus simple de donner son opinion en appuyant sur le bouton « j’aime » qui émaille Facebook et envahira bientôt le web tout entier ? Ce qui en soi fait très peur, mais ceci est une autre histoire.

Je ne sais pas pour les autres, mais en ce qui me concerne le blog est un moyen de s’arrêter quelques minutes sur un thème, d’y réfléchir un peu pour le développet et si possible apporter un contenu qui apporte un peu de lumière sur les pensées, doutes, envies, passions de son auteur, ou dispense a son lecteur une information éventuellement pertinente ou intéressante (avec un peu de chance). La différence entre un tweet et un article de blog c’est un peu le même fossé qui existe dans la presse écrite entre un communiqué de presse brut d’un quotidien gratuit et un article de fond de plusieurs pages rédigé par un journaliste dans un magazine, avec toutes les nuances intermédiaires qui peuvent exister entre les deux. Si le gratuit a l’avantage de fournir une information rapide et concise, il est impossible de se forger un idée raisonnée sur un sujet sans avoir lu d’autres références ou pris des avis de différents commentateurs. L’existence de l’un n’exclut pas du tout celle de l’autre, et à mon humble avis il est souhaitable que les deux systèmes cohabitent, moi-même je n’ai pas toujours le temps d’approfondir tous les sujets qui m’intéressent autant que je l’aimerais, mais il faut juste maintenir un équilibre – comme dans toutes choses – et éviter de se borner à ce que j’appelerais le fast communication par analogie avec le fast food en croyant qu’il nous procure tout ce dont on a besoin. D’ailleurs, à bien y réféchir, on constatera que même les plus longs et les plus pertinents des articles sur internet ne font guère plus de quelques scrolls d’écran, alors qu’un article de fond de magazine comptera généralement un nombre de mots bien plus impressionnant, ce qui prouve bien que les deux supports ne servent en général pas le même propos et ont donc chacun leur utilité.

Je me suis un peu éloigné de mon sujet pour conclure qu’il y aura toujours des gens qui prendront plaisir à décortiquer, penser, analyser et synthétiser l’information qui leur parvient et la restituer pour le bonheur d’autres personnes. Rejault arrivait d’ailleurs à la même conclusion en affirmant qu’on aura toujours besoin d’un livre en papier qu’on peut laisser tomber sans dommage dans le sable d’une plage. Mince, j’aurais pu me contenter de cliquer « j’aime » à la fin de l’émission de radio de ce matin !

Et si vous voyez cet article sur Facebook, sachez qu’il est d’abord écrit pour mon propre blog, même si il est vrai que par commodité j’ai laissé Facebook l’intégrer automatiquement. Je sais, je suis un faible.

Carmel 1986

Je suis absolument ravi du renouveau de la soul féminine brittonne avec Amy Winehouse et surtout Duffy, qui n’est pas sans me rappeller cette magnifique chanteuse qu’est Carmel, que j’avais eu l’occasion d’entendre en concert dans les années 80, bien avant qu’elle n’enregistre avec Johnny « J’écrirai ton nom » qui lui assurera une petite renommée en France, bien que ce morceau n’ai pas grand chose à faire avec sa soul et son swing habituels.

J’avais découvert son groupe une première fois à Montreux, où j’avais fait quelques photos en Noir et Blanc (qu’il faudra que je scanne un de ces jours), avant de me rendre peu de temps après à un concert organisé par PTR (déjà) à Genève. A la fin de ce concert j’avais réussi à la rencontrer dans sa loge pour lui montrer mes photos N/B, ce qui m’a permis de discuter un peu avec cette charmante jeune femme pour en rester subjuguer jusqu’à aujourd’hui encore…

http://www.neoglobal.net/carmel/news.html
http://www.myspace.com/carmelband

Jim Marshall – Johnny Cash

Les évènements d’actualité provoquent parfois des coïncidences curieuses. Le photographe américain Jim Marshall est décédé à la fin du mois de mars, à l’âge de 74 ans. Marshall a fait de nombreuses photos de stars du rock et de la pop, et il est notamment l’auteur d’une image culte de Johnny Cash tendant son doigt au photographe que je vous invite à voir sur son site.

Hasard de l’actualité, mes amis du groupe deltaR ont lancé au début du mois d’avril leur 1er CD, dans lequel est inclus une excellente version de Folsom Prison Blues, qu’ils avaient travaillé pour un « tribute to Johnny Cash, Hank Williams and Dolly Parton », qui a eu lieu à l’Usine au mois de janvier cette année.

Jim Marshall a fait de nombreuses photos de Johnny Cash, comme celle qui est inclue dans cet article (avec la permission de son représentant et (c) Marshallphoto.com) où on le voit justement à la prison de Folsom où il donna un concert en 1968 qui relança sa carrière. Sa collection comprend de nombreuses photos des années 60 avec des mythes comme Hendrix, Dylan, les Beatles ou les Who souvent photographiés hors scène dans des portraits intimistes ou des attitudes sympathiques, comme cette image de Dylan s’amusant avec une roue dans les rues de new York. Il est aussi l’auteur de nombreuses couvertures de disques et de photo reportages pour des magazines de rock ou de jazz, et bien évidemment de nombreux livres. Jim Marshall fut aussi un des photographes officiels du festival de Woodstock en 1969.

Cash at Folsom Prison (1968) (c) Jim Marshall
Cash at Folsom Prison (1968) (c) Jim Marshall

Kirk Anspach, qui fut pendant de nombreuses années son tireur (le gars qui développe les films et les photos) dit de lui que Jim marshall ne sous- ou sur-exposait jamais: toutes ses prises étaient parfaitement équilibrées et de plus parfaitement cadrées. N’ayant pas les moyens de m’acheter des kilomètres de pellicule, c’est l’école par laquelle je suis passée: essayer de réussir dès la 1ère prise, et je reste toujours admiratif de ceux qui y parviennent.

Une bien belle carrière dans le sillage des légendes du rocket un grand photographe qui s’en est allé retrouvé Jimi, Janis et Johnny.

Cette article était écrit depuis le début du mois d’avril, mais suite à quelques emails pour demander la permission d’utiliser cette image, le temps s’est écoulé et du coup le thème n’était plus tellement d’actualité. Mais comme j’ai de la chance, la Télévision Suisse Romande diffuse vendredi prochain un documentaire sur le même Johnny Cash à la prison de Folsom. J’espère qu’on y verra Jim Marshall !

Site officiel Jim Marshall
Jim Marshall sur wikipedia

The Del Moroccos

The Del Moroccos @ First Rock CafeLe vieux rock des 50’s-60’s n’est pas forcément mon genre de rock préféré, bien que j’apprécie le rockabilly ou ce bon vieux Mille Balais et ses Moquettes, mais c’est comme tout: quand c’est aussi bien fait que les Del Moroccos et en public, ça peut être absolument génial !

C’était le vendredi 9 à l’ancien First Rock Café de Plan-les-Ouates où s’étaient retrouvés toutes les vieilles américaines, les Harleys, leur propriétaires portant bananes, rouflaquettes et tatoos, accompagnés de leurs belles en petite jupe et queue de cheval. Voilà pour le décor très sympa de cette soirée.

The Del Moroccos venu de Chicago s’appuient d’abord sur les qualités vocales de leur chanteuse Gabrielle Sutton: une voix assez haut perchée mais pas trop non plus, puissante et chaleureuse, servie par une puissante section rythmique et l’excellent jeu de guitare de Jimmie Sutton. Josh Bell apporte au groupe une petite touche de ska et renforce la section rythmique, et il ne faut surtout pas oublier – mais quel homme le pourrait – les shoubi-dou-wap des deux choristes Adrienne et Sarah, infatigables show girls tout au long de leur prestation.

Leur style est un savant mélange de rock 50’s, de Rockabilly, de ska et de Rythm’n’Blues, mais encore une fois, je ne suis pas un spécialiste et le mieux est donc d’aller sur leur espace myspace pour vous faire votre propre idée !

Pour en écouter plus: Myspace The Del Moroccos
Pour en voir plus : Photos sur flickr

Expérience de Milgram

Pendant mes années de collèges, un de nos profs nous avait entretenu de l’expérience de Milgram, qui avait suscité de grandes discussions et interrogations parmi mes condisciples, et c’était peut-être suite au visionnement au ciné-club d’I comme Icare, film de Verneuil dans lequel cette expérience est citée.

Milgram est un psychologue américain qui a montré au début des années 60 à quel point un individu pouvait abandonner ses principes moraux lorsqu’une autorité (scientifique dans le cas de ces premières expériences) le relève de ses responsabilités. L’expérience est simple: dans le cadre d’un projet pour améliorer l’apprentissage, un volontaire doit apprendre par coeur des associations de mots et à chaque fausse réponse qu’il donne, l’autre volontaire lui fait subir une décharge électrique, de plus en plus forte. En réalité, le premier volontaire est un acteur et aucun courant n’est appliqué.

A leur grande surprise, une majorité de participants (plus de 60%) a infligé des décharges électriques qu’ils savaient être à des niveaux très risqués, voire mortels, simplement parce qu’une autorité supérieure (le scientifique) leur autorisait à le faire et en assumait l’entière responsabilité.

Cette même expérience à été refaite dans un cadre un peu différent, présenté comme un jeu télévisé, avec un vrai public, et l’autorité scientifique est remplacée par une animatrice, devenue donc une autorité télévisuelle. Plus de 80% des participants sont allés aux limites des décharges, malgré les cris ou l’absence de réponse de l’acteur après les décharges les plus fortes, laissant à supposer qu’il pouvait même être mort. Et la raison de cette cruauté n’était même pas l’argent, puisque les candidats étaient engagés pour un pilote du jeu et ne gagnaient que 40 euros.

Si vous ne connaissez pas cette expérience, regardez ou enregistrez le documentaire qui passe sur France 2 mercredi 16 mars et qui vous montrera jusqu’où peuvent aller les candidats de la Zone Xtrême, et vous verrez ensuite la vie et l’humanité d’un autre oeil, et pas forcément avec plus d’optimisme.

Pour ma part, depuis qu’on m’avait parlé de cette expérience il y a très longtemps, je m’étais toujours promis de ne jamais plus céder aux pressions extérieures, quelles qu’elles soient, et j’ai toujours oeuvré en ce sens. Je n’ai aucune idée jusqu’où je serais allé dans la Zone Extrême, mais j’aime croire que je me serais arrêté assez rapidement. D’ailleurs, c’est peut-être une des rares faiblesses de cette récente expérience: le recrutement s’est fait comme pour n’importe quel jeu télévisé par une société spécialisée et les personnes selectionnées sont d’abord celles qui veulent passer à la télé, qui est déjà un pourcentage plus faible de la population. En réalité il n’y avait déjà quasiment aucune chance que je me retrouve sur ce plateau, l’idée de départ me paraissant déjà débile. Et j’ai beau travailler dans le milieu de la recherche, j’ose croire que je respecte certaines limites, même pour la beauté de la science.

Donc, si quelqu’un vous propose un jeu télévisé dans lequel vous risquez d’être tué par un autre concurrent, sachez qu’il y a plus de 80% que cela vous arrive rééllement, dès l’instant où la production dira à votre adversaire qu’elle en assume la responsabilité … Vivement les prochains jeux télé !

Incendie à Meyrin-Satigny

Je n’ai pas pour habitude d’aller faire des reportages en direct ou sortir mon appareil photo quand nous passons à côté d’un accident ou d’un incendie, mais comme on passait dans le region de Meyrin ou ma femme a passé une partie de son enfance et que nous voyions un épais panache de fumée monter de sa zone industrielle, ça nous a quand même attiré. Il semble qu’il s’agisse d’une carrosserie et j’espère qu’il n’y a aucune victime. On avait craint un moment qu’il puisse s’agir d’un accident d’avion, puisque la piste de l’aéroport n’est qu’à quelques centaines de mètres.

Fire in Meyrin-Satigny

Parce que sur une beau ciel bleu un dimanche après-midi ensoleillé, il faut admettre que cette colonne de fumée était quand même impressionnante. J’imagine que ça a dû perturber la ligne TGV qui passe juste devant, ainsi que le traffic aérien qui passe juste ne-dessus.

Fire in Meyrin-SatignyEn plus cela nous a permis de voir pour la première fois un « train de pompiers ». En effet, il semble que les pompiers aient un convoi qui soit prévu pour des interventions qui ont lieu sur ou près des voies. ça semble logique, évidemment, mais je n’y avais jamais pensé. La loco de gauche est une grosse citerne et elle a peu après mis en marche sa lance, située sur son toit.

Marcel Imsand

Lorsque j’ai commencé ce blog j’avais l’intention d’écrire une page particulière pour mentionner les photographes qui m’ont influencé à un moment ou l’autre et d’en expliquer les raisons, celles-ci n’étant d’ailleurs pas toujours en relation avec la photographie. Mais chaque fois que je commençais ledit article je me perdais soit parce qu’il y avait toujours plus de monde à citer, soit parce l’article partait dans autant de directions qu’il y avait de raisons d’avoir apprécié l’un ou l’autre. Aujourd’hui je vais donc changer mon approche en recadrant par petites touches sur des moments, des gens ou des évènements qui furent importants et je vais commencer par Marcel Imsand.

Je pense que j’ai découvert le travail de Marcel Imsand vers 1982, quand est sorti « Paul et Clémence », un livre de magnifiques photos d’un homme et de sa servante vivants dans une vieille ferme gruérienne. Les images en noir et blanc sont absolument sublimes et les décors rudes et austères de la ferme semblent venir d’un autre temps et d’une autre époque. Mais outre le choix d’un sujet et d’un décor, le plus intéressant dans le travail de Marcel Imsand et l’utilisation de la lumière et des ombres, de la maîtrise des contrastes et des clairs-obscures à la prise de vue, comme au développement. Cette maîtrise se retrouve dans des oeuvres plus tardives pour lesquels j’ai une profonde admiration que sont « Luigi le Berger » (1990), que j’ai vu je crois à Gianadda, et « Les Frères », paru en 1997 (photos de cet article).

Souvent lorsqu’on s’intéresse à l’oeuvre de quelqu’un, on s’interroge aussi sur son parcours et celui de Marcel Imsand, photographe autodidacte élevé dans un milieu ouvrier, n’était pas sans me rappeller mon grand-père Charles Junod;  horloger de son état, photographe, musicien et saltimbanque amateur, j’ai malheureusement trop peu connu cet homme qui m’a probablement transmis bien plus que 25% de gènes, si j’en crois mes goûts et mes loisirs. Et comme j’ai moi-même grandi dans une famille et un environnement ouvrier et proche de la campagne, le parcours et l’univers d’Imsand me parlaient.

J’ai eu un jour l’occasion de le croiser et de discuter avec lui à la Chaux-de-Fonds (CH) dans les années 80. Il avait lui-même sorti un livre de photos de Carnaval en 1976 et moi j’avais été lauréat d’un prix du concours photo du Carnaval de la Tchaux, mais j’étais assez timide (si, si) et assez impressionné à l’époque et je me souviens juste que nous avions parlé de la lumière.

J’admire aussi chez Imsand son approche des gens, le regard qu’il pose sur eux et la manière avec laquelle il entre avec naturel et pudeur dans leur intimité, sans aucun voyeurisme, avec amour, toujours. Et ça c’est quelquechose que je lui envie absolument, parce que je ne crois pas savoir photographier les gens: d’abord parce que je ne sais pas comment les approcher et ensuite parce que j’ai toujours la crainte de ne pas réussir la photo, de ne pas réussir à capter l’étincelle du regard ou l’essence de la personne.

Alors ce qu’il me reste de cette rencontre photographique c’est l’envie de capter les vieilles pierres et les lumières qui illuminent des scènes intérieures d’antan, comme je le fais parfois au détour d’une ballade ou en visitant un éco-musée, en n’oubliant pas que nous sommes le fruit des générations passées et en respectant ces générations. Et un jour je ferai peut-être de beaux portraits comme Marcel Imsand …

Pour en savoir plus:
http://www.lagruyere.ch/fr/le-journal/les-editions/2007/20070904/gruyere-20070904.html
http://www.lagruyere.ch/archives/2006/06.12.09/magazine.htm

Les photos de cet article sont (c) Marcel Imsand.