Feux d’Artifice

Le 1er Août est l’occasion d’aller retrouver la belle-famille et quelques amis à Meyrin (siège du CERN) et photographier les feux d’artifice. J’aime beaucoup les feux d’artifice, je pense que ça doit être passionnant de développer des fusées qui vont éclater en couleurs et formes différentes, allier entre elles les substances chimiques, les compartimenter pour les enchaînements de couleurs, minuter les différentes fusées entre elles et programmer tout cela en un ensemble lumineux et varié. C’est bien le seul intérêt d’avoir inventé la poudre à canon !

Ils sont aussi un sujet de photographie très intéressant, qui exige quelques bonnes connaissances techniques, une bonne capacité d’adaptation et aussi beaucoup de chance. Mais comment photographier un feu d’artifice ? Question matériel, l’usage d’un pied est recommandé, parce que même si il est souvent possible de faire une photo au 1/30 de seconde avec une sensibilité haute (800 ou plus ISO) et une grand ouverture (2.8 ou 3.5), le problème est que pendant ce 1/30 (ou 1/15) de seconde, le feu n’a souvent pas le temps de se déployer et il faudra donc travailler entre 0.5 et plusieurs secondes pour capter le feu dans son entier. Il faudra aussi enlever l’autofocus et faire un réglage manuel sur l’infini. A partir de là, il faut jongler entre la sensibilité et l’ouverture pour que les lumières s’impriment sur la carte mémoire sans être trop sur ou sous-exposées. Moi en général je laisse la sensibilité sur 200 ISO, ce qui permet des ouvertures aux alentours f/9.0. Ca s’est pour la théorie, parce qu’ensuite les modifications à apporter dépendront beaucoup du type de feu qui va être lancé, ce qu’on ne sait en général pas à l’avance. En effet, vous avez d’une part les feux très rapides, qui éclatent et de déploient en quelques fractions de secondes, et des feux qui se déploient lentement en scintillant et qui flottent plus longtemps dans l’air. Appliquer un temps de pose de 4 secondes aux feux scintillants et vous aurez tout de suite en effet de flou, qui peut être sympa, mais pas forcément l’effet recherché. Pour avoir le bon temps de pose, on peut aussi choisir de travail en mode  « bulb » et déclencher l’ouverture un peu avant l’éclatement et refermer manuellement dès que le feu s’est déployé, auquel cas on utilisera un déclencheur souple pour éviter les secousses. Les scintillants sont aussi souvent moins lumineux et il faudra peut-être aussi ouvrir un peu le diaphragme ou augmenter la sensibilité. L’autre difficulté, c’est qu’à moins de cadrer très large, les feux en général n’explosent jamais au même endroit dans le ciel. Il y a les fusées courtes et les fusées longues, et sur l’axe horizontal au moins 3 endroits différents d’éclatement des feux (et je ne parle que des petits feux), et il est donc difficile de changer rapidement son cadrage et immédiatement obtenir le bon point de vue. Et le dernier élément, sur lequel le photographe ne peut absolument rien changer, c’est la force du vent, qui devra être suffisante pour pousser systématiquement et rapidement hors du cadre tous les nuages d’explosions souvent disgrâcieux (mais pas toujours). On peut bien procéder à les estomper un peu en post-traitement (ce que j’ai souvent fait ici en augmentant les noirs ou en diminuant la luminosité), ou les enlever complètement en prenant plus de temps; mais le mieux est tout de même d’en avoir un minimum dès le départ !

–> D’autres photos de nuit sur Flickr

La Suisse fout le camp !

A quelques jours de notre fête nationale à nous, que c’est nous les meilleurs, et tout le tsoin-tsoin,  voilà-t-y pas qu’au boulot je me rends au distributeur de timbres pour poster un CD et me retrouve face à un panneau m’informant que  « la poste a définitivement enlevé ce distributeur de timbres« .

« Bon, me dis-je, c’était bien pratique, surtout quand j’ai besoin d’un timbre à 2.90 CHF comme aujourd’hui, mais qu’à cela ne tienne, comme il fait beau je passerai à la Poste en sortant du boulot. » Là, comme je connais un peu quelques-uns des postiers et postières, je me prépare à me mettre dans la queue et me ravise à la vue de la masse  de gens qui viennent faire leurs paiements le dernier jours du mois.

Swiss National Day 2009Allez, ce n’est pas un problème, je vais aller le prendre au distributeur à l’extérieur ! Pour me rendre compte que celui-ci aussi a disparu ! Il ne me restait plus qu’à refaire la queue pour payer mes 2.90 CHF et apprendre que la Poste mettait au rebut tous ces distributeurs de timbres, vieilles machines dont les pièces de rechange venaient à manquer et que celles-ci n’allaient pas être remplacées. Politique un peu curieuse quand on sait que dans la plupart des offices de postes les clients se plaignent déjà des temps d’attente; ça ne va pas s’améliorer si on doit faire la queue pour les timbres à 2.90.- CHF…

Vive nous et bonne fête nationale à tous !

Bières

Peut-être ai-je trop bu de bières de « consommation courante » quand j’étais jeune, toujours est-il que depuis longtemps je ne bois plus du tout de blonde type Cardinal, Heineken, 1664, Budweiser ou Feldschlösschen, parce que je trouve ça complètement inintéressant. Mais depuis quelques années je prends plaisir à goûter les bières un peu différentes, blanches, ambrées, rousses, brunes ou noires et les bières locales de micro-brasserie, parfois blondes. Tout n’est pas bon non plus, il ne faut pas exagérer, mais c’est au moins un peu plus différencié. Et comme il se trouve que c’est souvent en période de vacances que je pratique cette activité, j’ai la plupart du temps mon appareil à portée de main. Je dois en avoir encore quelques unes dans ma collection, mais je regrette de ne pas avoir pris des photos de bières plus souvent, c’est rafraîchissant !

Archives

Tiens je suis retombé sur cette capture d’écran de l’ancien thème du blog et je me suis dit qui pour mémoire j’allais la mettre ici. D’ailleurs la mémoire est une des principales raisons pour lesquelles j’ai commencé ce blog; poser quelques pierres ici et là qui jalonnent et balisent le chemin.

i

Plisson d’eau douce

Nous revenons d’un séjour en Bretagne, en passant notamment par Carnac et Saint-Malo où pendant un peu plus d’une semaine nous avons eu le bonheur de petit-déjeuner dans une salle décorée par des photos de Philipp Plisson. En passant un soir sur « Le Sillon » – la digue/promenade à l’extérieur de Saint Malo – je me suis retrouvé exactement au même point de vue que l’une de ces photos, à peu près dans les mêmes conditions (mais moins de lumière) et je me suis donc attaché à reproduire cette image. Qu’on ne se méprenne pas, ceci était uniquement un exercice de style, un clin d’oeil et un hommage à Philipp Plisson et il ne me viendrait jamais à l’idée d’exploiter une telle photo, et j’espère donc que personne ne s’en offusquera. Le titre de cet article s’applique donc entièrement à moi-même !

L’image originale de Plisson devrait pouvoir être trouvée dans sa photothèque en recherchant « Saint Malo » pour une comparaison directe, mais l’exercice de la contrefaçon est intéressant à plus d’un titre. D’abord, lors de la prise de vue j’avais bien centré le point de vue en haut de l’escalier, pensant que tout photographe ferait ainsi pour la propreté de l’image ou alors se décalerait carrément pour changer le point de fuite radicalement,  pour constater au retour sur l’original que le point de vue de Plisson était très légèrement décalé sur la gauche, soit pour correctement positionner l’horizon, ou pour décaler le point de fuite du brise-lame pour qu’il arrive au centre, points que je n’ai malheureusement pas vérifié, l’image n’étant pas disponible dans la photothèque ou sur le web lorsque je l’ai traitée à la maison. Et au final on en apprend énormément non seulement sur le photographe, mais peut-être plus important sur le photographe dans son environnement favori. Dans mon beau pays helvétique je suis rarement confronté à l’océan et cette démarche apprend non seulement à photographier un peu mieux la mer, mais aussi à mieux la connaître et appréhender un peu de sa puissance et de son importance. Philipp Plisson m’a aussi confronté à des questions concernant le format des photos, questions auxquelles je reviendrai probablement plus tard.

Plisson, je le connaissais peu et comme tout le monde – je suppose – je connaissais sa série de phares assaillis par les vagues, dont beaucoup sont d’ailleurs de son fils Guillaume, aussi bon photographe que son père, et quelques autres clichés d’océan ou de bord de mer. Sa galerie principale étant à la Trinité-sur-Mer (à côté de Carnac), j’ai pu voir à quel point sa collection est riche en images sublimes de tous genres, mais toujours en relation avec l’eau ou la mer,  et j’ai aussi pu constater à quel point il est populaire en Bretagne: les 2 hôtels dans lesquels nous sommes descendus avaient chacun des dizaines de ces oeuvres dans leurs couloirs, salons ou escaliers et partout où nous allions, restau, bar ou bistrot se trouvait l’une ou l’autre des ses oeuvres, une toile, un poster ou un livre sur une table. Allez faire un tour dans la photothèque avant que je ne passe à autre chose.

A Saint-Malo, il y a sur les plages devant la digue des pieux de bois alignés appellés des « brise-lames », qu’on peut voir dans toutes les photos de cet article. Graphiquement ils sont géniaux: on peut les insérer dans un paysage qui contient déjà de beaux éléments comme le sable et la mer, ce qui rend l’image plus intéressante. Il y a d’ailleurs des  centaines de photos de ces brise-lames de Saint-Malo, il suffit de faire une recherche avec ces 2 mots-clés pour s’en persuader. Il y en a des petits, type barrière de bois et des gros de type « tronc d’arbre planté dans le sable » et j’ai donc fait plein d’essais différents à marée haute, à marée basse, de jour, de nuit, par beau temps et par temps gris et même fait dans le minimalisme, genre que j’affectionne mais pratique peu (je vais peut-être la surexposer un peu pour qu’elle soit encore plus minimaliste). J’espère avoir le temps d’en préparer une série à voir pour cet été.

Blues Rules Festival Crissier 2011

Il y a quelques temps j’étais au Blues Rules Festival de Crissier, qui a débuté pour moi lors du Showcase qui a eu lieu au BAG à Genève le jeudi 26 mai, suivi de 2 jours de blues de folie à Crissier les 27 & 28 mai.
Le showcase d’abord était toute une aventure car il n’est pas évident de planifier 3 heures de concert avec 6 groupes différents et autant de sound-checks qui devaient donc théoriquement avoir lieu entre 17h30 et 20h00. Hillstomp arrivant directement de Belgique, Henry et John étaient sur place assez tôt pour règler le son tranquillement, sans stress. Le reste des groupes était coincé sur une autoroute et est arrivé à 19h30 ! L’avantage c’est que ça a laissé à toute l’équipe technique assez de temps pour manger, puis ils ont juste fait 2 balances pour avoir des échantillons de tous les instruments, et go pour la soirée !

Hillstomp @ BAG ThursdayJoe Troop a beaucoup intéressé et intrigué avec son blues teinté de tango argentin et de mélodies celtiques au banjo ou au violon et on l’a retrouvé avec bonheur à Crissier ou il a animé les changements de scène en jouant dans le public, accompagné d’amis de rencontres. Ted Drozdowski et son autre Scissorman Matt Snow ont fait leur show en jouant de la slide psychédélique avec tout ce qu’il trouvait dans la salle, superbe démonstration. En grand gentleman du blues, Wes Mackey est venu calmer la scène avec son delta blues fin et sensible avant que Rev Deadeye et ses Broken Spirits ne reviennent mettre le souk sur la scène. Nous avons eu ensuite le privilège de recevoir Kenny Brown, un des tout grand de ce festival de Crissier, qui aurait certainement joué une heure ou plus si nous ne l’avions arrêté. Puis on s’est déchaîné de nouveau avec Hillstomp, avec un country blues/bluegrass speedé et déjanté, mais executé avec une parfaite maîtrise. Ils sont de Portland dans l’Oregon, aussi curieux que cela puisse paraître en entendant leurs ballades folk américain traditionnelles, mais on sent que le Grunge est né pas loin de chez eux. Une énorme suprise et un grand bonheur de les entendre encore 2 fois lors du Festival. En plus ces gars étaient d’une gentillesse et d’une disponibilté incroyable. Bref une excellente soirée et une réussite, également pour nos amis de la technique qui ont vraiment assuré !

Bob Log III @ Blues RulesLe vendredi soir à Crissier fut un peu frais, mais heureusement la pluie tant redoutée ne s’est pas manifestée. Bob Log III et son orchestre (doigts, mains, pieds, jambes) ont couronné la soirée par un concert bien dirty blues qui a emballé le public. Aupraravant, et même si le genre musical est plutôt folk/rock que blues, les français de Chapel Hill m’ont énormément plu et sont sans conteste ma découverte du vendredi: une présence scénique magnifique, des chansons très sympas, entrainantes et d’excellents musiciens. Auparavant, en tout début de soirée s’étaient produits les locaux de l’étape, les genevois Floyd Beaumont and the Arkadelphians. Pour les avoir suivi depuis leurs débuts, je peux affirmer que le groupe a beaucoup mûri et pris de l’assurance, leurs arrangements se sont affinés et leur prestation au château de Crissier était excellente.

Bena & Ptaszek @ Blues Rules 2011Le samedi nous avons pu découvrir un groupe de blues alternatif valaisan avec Hannibal Slim et Captiain Boogie, des intérprétations de standards du delta blues très intéressantes. J’ai beaucoup aimé la prestation de Roland Tchakounté et sa fusion très réussie du blues et des airs africains très roots, servie par d’excellents musiciens. Auparavant nous avions déjà découvert avec Sevdah Dragi Moj (le « side project » de Robin Girod) une fusion entre des airs bosniaques et le blues, une belle voix bosniaque et une guitare râpeuse,  assez suprenant et qui mérite probablement de s’y intéresser à nouveau si l’occasion se présente. Le point d’orgue pour moi, et probablement pour le public fut sans conteste le concert des slovaques Bena et Ptaszek qui ont enflammé le public avec leur mississippi blues tout droit sorti d’un vieux 78 tours. Pour finir la soirée avec Hillstomp et une énorme jam session.

Kenny Brown @ Blues Rules 2011Heureusement le samedi fut ensoleillé et le succès de ces deux journées permettront d’ores et déjà de préparer une troisième édition du Blues Rules en 2012, dont on se réjouit déjà !
L’atmosphère tout au long de ces deux jours fut très chaleureuse et il y a dans ce festival un côté familial dans lequel on se sent bien. Du côté du backstage aussi, tout fut bien sympathique, la nourriture était bonne, l’ambiance très détendue. J’y ai aussi rencontré Fox Kijango qui a réalisé d’excellentes vidéos, interviews et extraits de concert, comme celle de Floyd Beaumont ci-dessous. Et dans la fosse, l’entente entre les différents photographes fut très bonne et j’ai d’ailleurs pu rencontrer Davide Gostoli, dont l’an dernier je n’avais vu que les photos, et qui fait de très belles images de concert.Et plein d’autres personnes talentueuses et/ou sympathiques qu’il serait trop long de tous citer ici, remercions simplement Thomas Lecuyer et Vincent Delsupexhe  et tous les bénévoles pour ce beau festival !

–> Toutes les photos du Blues Rules
–> Videos de Fox Kijango
–> Photos de Davide Gostoli
–> Article Blues Rules 2010

httpv://www.youtube.com/watch?v=XURs6K04pj8&feature=feedu

La Malédiction des Images qui bougent

Comme tout le monde commence à le savoir, mon truc à moi c’est plutôt les images fixes et j’ai tout lieu de penser qu’il faut que je me cantonne à ça !!!

A la maison nous avons un enregistreur DVD avec un disque dur de 160 gigas. Cet appareil du parfait geek est bien pratique et nous a débarrassé à tout jamais de l’esclavagisme des horaires TV et surtout du carcan des retards et de l’attente entre les longues séries de pub. En effet, à part le journal télévisé (le téléjournal comme on dit chez nous) que nous regardons parfois en direct, nous enregistrons toutes les séries, tous les films et toutes les émissions qui pourraient nous intéresser, afin de les regarder à notre convenance en zappant tout ce qui est inutile. Et j’en profite pour remercier Madame Geekette qui chaque semaine feuillette le programme et sélectionne tout ça avec maestria: il faut aussi dire que je lui ai acheté une super télécommande Harmonie One de Logitech sur les bons conseils d’un autre amis geek, et la programmation devient un vrai plaisir. Mais je m’éloigne de mon sujet. Donc, nous avions jusqu’à récemment une quarantaine de choses qui nous attendaient, dont toute la série de Mad Men ou 24h chrono, pour ne citer que ceux-là. L’autre jour, quelle ne fut pas notre surprise en voulant regarder un enregistrement de constater que tout avait disparu, sauf les 3 choses que nous avions enregistré depuis….. le 1er avril ! Pour un poisson c’était un sacré poisson. Nous avons retourné la question dans tous les sens mais n’avons toujours pas compris comme le disque dur s’était réinitialisé ou comment nous aurions pu par inadvertance effacer 120 gigas d’émissions. Le mystère demeure !

Alexx & Mooonshiners @ BAG ThursdayVendredi dernier,  nous sommes allés dans un bar sympa (le P’tit Bison) pour écouter Alexx and the Mooonshiners. J’avais eu le plaisir de les  photographier le soir avant mais j’avais envie de les écouter tranquillement une bière à la main et m’y suis donc rendu les mains vides. J’ai passé une excellente soirée et vers la fin de leur deuxième set, je me suis souvenu qu’il y avait là un passage instrumental fabuleux, pendant lequel Lionel et David jouent le thème de « Jean-Pierre » de Miles Davis, David enchâine sur des variations de basse et Rodolphe sur un superbe solo de batterie. Typiquement le genre de choses qui ne se voit pas en photo, mais j’ai eu l’idée de sortir mon smartphone pour filmer un extrait de ce moment, ça pourrait être sympa. Je commence d’enregistrer en faisant un superbe plan sur David Braud, le bassiste, un magnifique mouvement tournant sur Rodolphe. J’arrête deux secondes pour changer d’angle, me décide à re-filmer un bout et voit apparaître le message « Carte SD manquante, veuillez insérer une carte ». Sur le coup, je l’ai remis dans ma poche pour profiter de la fin du concert tranquille mais en rentrant plus tard à la maison je n’ai pu que constater que ma carte mémoire avait lâché, qu’elle ne contenait plus aucune information et était dans l’incapacité totale de se réinitialiser. Quelques jours plus tard, en amenant le tout au magasin le vendeur m’a dit: « la carte mémoire, vous êtes sûr ? ça lâche rarement ça ! ». Il l’a remplacée et ça marche de nouveau impec….

Pour finir, heureusement que d’autres ont moins la guigne que moi et j’ai quand même pu me revoir ce passage ! (vidéo ci-dessous (c) Doumé Gamberoni)

Alexx and the Mooonshiners

Alexx and the Mooonshiners live!Sortie cette semaine (le 31 mars) de l’album live! d’Alexx and the Moooshiners. Du rock mâtiné de blues ou l’inverse, des reprises bluesy de morceaux punks, du groove et parfois même des reprises de thèmes de Miles Davis (si, si, tiens, j’espère que ça y est dans ce live !), une section rythmique solide, une guitare subtile et une voix magnifique qui ne laissera personne insensible, bref, un très bon groupe !

En plus, ils seront live à Genève le 14 avril 2011 au BAG.

Ah oui… la photo d’Alexx est de Samuel Rames alors que celle choisie par le guitariste Lionel est une image que j’ai prise au Festiverbant.

Peter Lik


J’ai rencontré les photographies
de Peter Lik en 2002. Alors que nous étions de passage à Cairns en Australie, nous sommes passés devant cette magnifique galerie dans laquelle s’exposaient d’énormes photos de sublimes paysages avec des lumières et des luminosités incroyables !

Je ne me souviens plus exactement ce que j’y avais vu, mais il y avait beaucoup de paysages australiens, ce qui n’a rien d’étonnant puisque Lik est né dans sur ce magnifique continent et que nous nous y trouvions nous-mêmes. Qu’il s’agisse de déserts, de sous-bois tropicaux, de bords de mers ou de montagnes, ses photos sont toutes magnifiques.  Il y a déjà la perfection technique et le cadrage impeccable, mais où je suis le plus jaloux du travail de Lik c’est que là où moi je dois passer en vitesse dans des endroits sublimes et rencontre qu’exceptionnellement les conditions idéales pour faire une photo pas trop mauvaise, lui il prend le temps de rester, d’observer, de retourner au même endroit avec des conditions de météo et de lumières différentes, jusqu’à trouver la beauté. Et ça, c’est mon grand rêve. Lorsqu’on me demande ce que je ferais si je gagnais à la loterie, la réponse que je fais depuis longtemps est : « Je prendrais le temps de parcourir le monde avec mon appareil photo » (et ma femme bien sûr 😉 ). Et c’est ce qui fait la différence avec les photos de Lik: les nuages d’orage qui laissent passer des rais de lumière sur Uluru ou le grand canyon, la neige dans le fond au petit matin à Delicate Arch, ou l’exacte bonne lumière qui traverse les feuilles jaunes d’un forêt de bouleaux. Tout est beau.

A Cairns nous avions acheté un livre et quelques cartes postales et avions gardé ce souvenir dans nos mémoires comme une des belles découvertes de notre périple australien. Et je ne pense pas qu’il fut encore très connu encore à cette époque, parce que je ne me souviens pas d’y avoir vu beaucoup de photos hors d’Australie.

Et voilà que l’an dernier, de passage dans la galerie marchande d’un grand hotel de Las Vegas, notre regard fut immédiatement attiré par une galerie qui exposait de magnifiques paysages que nous reconnûmes immédiatement comme étant de la main (ou plutôt de l’oeil) de Peter Lik ! Et là nous avons en effet pu constater que son oeuvre s’était enrichie d’images des parcs nationaux américains ou des paysages d’automne du Vermont, endroit qui nous avaient nous-mêmes attirés à un moment ou un autre. Et ce fut évidemment un grand plaisir que de découvrir toutes ces nouvelles oeuvres, notamment toute la série d’images qu’il a faites à Antelope Canyon, que nous avions visité quelques jours avant d’arriver à Vegas (voir notre carte de voeux 2011).

Pour les geeks qui ont un ipad (j’en connais), il existe même une application Peter Lik qui contient un grand nombre de ses images avec des explications et parfois un petit enregistrement vocal de Lik expliquant l’une ou l’autre de ses photos. C’est un peu plus cher qu’une application de base (enfiron 10.- CHF / 7.50 Euros) mais c’est très bien fait et les photos affichées en plein écran sont du plus bel effet !

Toutes les photos de cet article sont (c) Peter Lik Tous Droits Réservés www.peterlik.com

Hypocrisie

L’hypocrisie du monde me fatigue. Ce n’est pas d’aujourd’hui que les diplomaties de tous les pays retournent leur veste en fonction des vents économiques, ou plus rarement politiques qui soufflent à travers les différents endroits du globe, mais là c’est vraiment trop flagrant et ça m’énerve.

Prenez par exemple et au hasard un pays comme la  Libye. Il n’y a pas si longtemps et  je ne pense pas qu’il faille le rappeller, le « gouvernement » libyen  a fait retenir en otage deux de nos compatriotes pour des raisons obscurs, mais surtout parce que Hannimal Kahdafi s’était fait arrêter à Genève – le pauvre –  pour maltraitance d’employés. S’en est suivi une long bras de fer et pour faire pression sur la Libye  la Suisse avait usé de plusieurs voies: interdiction d’entrée de libyens sur le territoire helvétique et de visa pour Schengen, ainsi que des embargos, par exemple. Tout le déroulement de cette affaire est lui-même empreint de mensonges et de mauvaise foi de part et d’autre, mais ceci est une autre histoire, Ce qui est intéressant à observer ici, c’est le comportement de l’Europe et des divers pays qui la composent vis-à-vis de la Suisse: aucun n’a véritablement soutenu sa démarche, peu lui sont vraiment venus en aide, et au bout du compte la tendance générale était même de faire pression pour que cessent les restrictions que la Suisse avait émise à l’encontre de la Libye (méchants suisses !). Et que constate-on peu de jours après le soulèvement populaire contre Kahdafi ? Ces mêmes pays prennent les mêmes sanctions que la Suisse il y a quelques mois et sont même prêts à faire passer le guide de la révolution devant un tribunal international …

Et bien je peux vous prédire sans trop de risques de me tromper (moins en tout cas que les spécialistes de l’énérgie nucléaire), que si le soulèvement populaire en Libye est étouffé dans l’oeuf – ce qui risque malheureusement d’arriver suite à la mollesse du monde occidental (mais ceci est encore une autre histoire)- le Colonel sera redevenu dans quelques mois quelqu’un de très respectable (plus on a de pétrole, plus on l’est), et on hébérgera sa tente bédouine avec joie chez tous ses nouveaux-anciens-nouveaux-anciens-nouveaux amis.

Grosse fatigue.

PS: suite aux dernières élections genevoises (encore un sujet de fatigue) soyons clairs: je n’ai absolument rien contre l’Europe, ni contre les étrangers, ni contre les frontaliers.. . L’histoire ci-dessus n’est qu’un exemple et on retrouvera les mêmes hypocrisies partout, de tous les côtés.