Le temps n’était vraiment pas terrible lors des pré-fêtes de Genève et je dois avouer que j’ai dû me pousser pour aller écouter l’un ou l’autre des nombreux concerts intéressants ou rigolos que j’avais envie d’aller écouter. Ce n’est qu’au moment où les fêtes avaient bien démarré que je me suis mû et du coup sur la dernière semaine j’ai vu un peu plus de choses.
Le plus intéressant était sans conteste Bernard Allison, dont j’ai déjà parlé plus tôt, mais il y avait plein de groupes régionaux non moins intéressants, dont par exemple les excellents Strangetrick que j’avais déjà eu l’occasion d’entendre ou Alepok, excellent groupe de reprises de standards rock et pop des années 60-70 (Stones, JJ Cale, Beatles, etc.). Et pour finir, attiré par un article de présentation alléchant, je suis allé écouté le « British Blues Award » Bex Marshall, voix superbe et énergie incroyable et qui pour l’occasion était accompagnée par la section rythmique de Strangetrick, Pascal Alba et Gianni di Paolo. J’ai surtout été épaté par sa manière de triture sa guitare dobro qui n’était pas sans me rappeller un autre brittanique, Dave Arcari. J’espère qu’elle repassera dans nos contrées un de ces jours !
Je suis allé écouter et photographier Bernard Allison lors des Fêtes de Genève et du coup j’ai eu envie de plonger dans mes archives et voir ce que j’avais concernant son père, Luther Allison, que j’avais vu il y a 25 ans au Festival de Jazz de Montreux. En regardant quelques dates, je me suis rendu compte que lorsque j’avais vu Luther pour la première fois, il avait 46 ans, et son fils, que j’ai aussi vu pour la première fois cette année, aura 46 ans en 2011. Je ne sais pas si dans 25 ans je photographierai le fils de Bernard ?
N’étant ni un puriste, ni une encyclopédie, je ne vais pas essayer de comparer les deux, je pense que des centaines de critiques l’auront fait avant moi. Tout ce que j’aurai à dire c’est que le concert de Bernard Allison était très bon, il est un excellent guitariste qui prend beaucoup de plaisir sur scène et en donne également beaucoup. Il rend de nombreux hommages à ses pairs et à ses pères et on ne va surtout pas bouder notre plaisir quand il fait quelques reprises d’Hendrix !
Quant au concert de Luther Allison en 1986, j’ai le souvenir lointain d’une soirée géniale, mais ce n’était pas forcément dû à sa seule présence, puisqu’il y a avait dans la même soirée et en jam des gens comme John Mayall, Otis Rush, Eric Clapton et quelques autres.
Il y a quelques temps j’étais au Blues Rules Festival de Crissier, qui a débuté pour moi lors du Showcase qui a eu lieu au BAG à Genève le jeudi 26 mai, suivi de 2 jours de blues de folie à Crissier les 27 & 28 mai.
Le showcase d’abord était toute une aventure car il n’est pas évident de planifier 3 heures de concert avec 6 groupes différents et autant de sound-checks qui devaient donc théoriquement avoir lieu entre 17h30 et 20h00. Hillstomp arrivant directement de Belgique, Henry et John étaient sur place assez tôt pour règler le son tranquillement, sans stress. Le reste des groupes était coincé sur une autoroute et est arrivé à 19h30 ! L’avantage c’est que ça a laissé à toute l’équipe technique assez de temps pour manger, puis ils ont juste fait 2 balances pour avoir des échantillons de tous les instruments, et go pour la soirée !
Joe Troop a beaucoup intéressé et intrigué avec son blues teinté de tango argentin et de mélodies celtiques au banjo ou au violon et on l’a retrouvé avec bonheur à Crissier ou il a animé les changements de scène en jouant dans le public, accompagné d’amis de rencontres. Ted Drozdowski et son autre Scissorman Matt Snow ont fait leur show en jouant de la slide psychédélique avec tout ce qu’il trouvait dans la salle, superbe démonstration. En grand gentleman du blues, Wes Mackey est venu calmer la scène avec son delta blues fin et sensible avant que Rev Deadeye et ses Broken Spirits ne reviennent mettre le souk sur la scène. Nous avons eu ensuite le privilège de recevoir Kenny Brown, un des tout grand de ce festival de Crissier, qui aurait certainement joué une heure ou plus si nous ne l’avions arrêté. Puis on s’est déchaîné de nouveau avec Hillstomp, avec un country blues/bluegrass speedé et déjanté, mais executé avec une parfaite maîtrise. Ils sont de Portland dans l’Oregon, aussi curieux que cela puisse paraître en entendant leurs ballades folk américain traditionnelles, mais on sent que le Grunge est né pas loin de chez eux. Une énorme suprise et un grand bonheur de les entendre encore 2 fois lors du Festival. En plus ces gars étaient d’une gentillesse et d’une disponibilté incroyable. Bref une excellente soirée et une réussite, également pour nos amis de la technique qui ont vraiment assuré !
Le vendredi soir à Crissier fut un peu frais, mais heureusement la pluie tant redoutée ne s’est pas manifestée. Bob Log III et son orchestre (doigts, mains, pieds, jambes) ont couronné la soirée par un concert bien dirty blues qui a emballé le public. Aupraravant, et même si le genre musical est plutôt folk/rock que blues, les français de Chapel Hill m’ont énormément plu et sont sans conteste ma découverte du vendredi: une présence scénique magnifique, des chansons très sympas, entrainantes et d’excellents musiciens. Auparavant, en tout début de soirée s’étaient produits les locaux de l’étape, les genevois Floyd Beaumont and the Arkadelphians. Pour les avoir suivi depuis leurs débuts, je peux affirmer que le groupe a beaucoup mûri et pris de l’assurance, leurs arrangements se sont affinés et leur prestation au château de Crissier était excellente.
Le samedi nous avons pu découvrir un groupe de blues alternatif valaisan avec Hannibal Slim et Captiain Boogie, des intérprétations de standards du delta blues très intéressantes. J’ai beaucoup aimé la prestation de Roland Tchakounté et sa fusion très réussie du blues et des airs africains très roots, servie par d’excellents musiciens. Auparavant nous avions déjà découvert avec Sevdah Dragi Moj (le « side project » de Robin Girod) une fusion entre des airs bosniaques et le blues, une belle voix bosniaque et une guitare râpeuse, assez suprenant et qui mérite probablement de s’y intéresser à nouveau si l’occasion se présente. Le point d’orgue pour moi, et probablement pour le public fut sans conteste le concert des slovaques Bena et Ptaszek qui ont enflammé le public avec leur mississippi blues tout droit sorti d’un vieux 78 tours. Pour finir la soirée avec Hillstomp et une énorme jam session.
Heureusement le samedi fut ensoleillé et le succès de ces deux journées permettront d’ores et déjà de préparer une troisième édition du Blues Rules en 2012, dont on se réjouit déjà !
L’atmosphère tout au long de ces deux jours fut très chaleureuse et il y a dans ce festival un côté familial dans lequel on se sent bien. Du côté du backstage aussi, tout fut bien sympathique, la nourriture était bonne, l’ambiance très détendue. J’y ai aussi rencontré Fox Kijango qui a réalisé d’excellentes vidéos, interviews et extraits de concert, comme celle de Floyd Beaumont ci-dessous. Et dans la fosse, l’entente entre les différents photographes fut très bonne et j’ai d’ailleurs pu rencontrer Davide Gostoli, dont l’an dernier je n’avais vu que les photos, et qui fait de très belles images de concert.Et plein d’autres personnes talentueuses et/ou sympathiques qu’il serait trop long de tous citer ici, remercions simplement Thomas Lecuyer et Vincent Delsupexhe et tous les bénévoles pour ce beau festival !
Comme tout le monde commence à le savoir, mon truc à moi c’est plutôt les images fixes et j’ai tout lieu de penser qu’il faut que je me cantonne à ça !!!
A la maison nous avons un enregistreur DVD avec un disque dur de 160 gigas. Cet appareil du parfait geek est bien pratique et nous a débarrassé à tout jamais de l’esclavagisme des horaires TV et surtout du carcan des retards et de l’attente entre les longues séries de pub. En effet, à part le journal télévisé (le téléjournal comme on dit chez nous) que nous regardons parfois en direct, nous enregistrons toutes les séries, tous les films et toutes les émissions qui pourraient nous intéresser, afin de les regarder à notre convenance en zappant tout ce qui est inutile. Et j’en profite pour remercier Madame Geekette qui chaque semaine feuillette le programme et sélectionne tout ça avec maestria: il faut aussi dire que je lui ai acheté une super télécommande Harmonie One de Logitech sur les bons conseils d’un autre amis geek, et la programmation devient un vrai plaisir. Mais je m’éloigne de mon sujet. Donc, nous avions jusqu’à récemment une quarantaine de choses qui nous attendaient, dont toute la série de Mad Men ou 24h chrono, pour ne citer que ceux-là. L’autre jour, quelle ne fut pas notre surprise en voulant regarder un enregistrement de constater que tout avait disparu, sauf les 3 choses que nous avions enregistré depuis….. le 1er avril ! Pour un poisson c’était un sacré poisson. Nous avons retourné la question dans tous les sens mais n’avons toujours pas compris comme le disque dur s’était réinitialisé ou comment nous aurions pu par inadvertance effacer 120 gigas d’émissions. Le mystère demeure !
Vendredi dernier, nous sommes allés dans un bar sympa (le P’tit Bison) pour écouter Alexx and the Mooonshiners. J’avais eu le plaisir de les photographier le soir avant mais j’avais envie de les écouter tranquillement une bière à la main et m’y suis donc rendu les mains vides. J’ai passé une excellente soirée et vers la fin de leur deuxième set, je me suis souvenu qu’il y avait là un passage instrumental fabuleux, pendant lequel Lionel et David jouent le thème de « Jean-Pierre » de Miles Davis, David enchâine sur des variations de basse et Rodolphe sur un superbe solo de batterie. Typiquement le genre de choses qui ne se voit pas en photo, mais j’ai eu l’idée de sortir mon smartphone pour filmer un extrait de ce moment, ça pourrait être sympa. Je commence d’enregistrer en faisant un superbe plan sur David Braud, le bassiste, un magnifique mouvement tournant sur Rodolphe. J’arrête deux secondes pour changer d’angle, me décide à re-filmer un bout et voit apparaître le message « Carte SD manquante, veuillez insérer une carte ». Sur le coup, je l’ai remis dans ma poche pour profiter de la fin du concert tranquille mais en rentrant plus tard à la maison je n’ai pu que constater que ma carte mémoire avait lâché, qu’elle ne contenait plus aucune information et était dans l’incapacité totale de se réinitialiser. Quelques jours plus tard, en amenant le tout au magasin le vendeur m’a dit: « la carte mémoire, vous êtes sûr ? ça lâche rarement ça ! ». Il l’a remplacée et ça marche de nouveau impec….
Pour finir, heureusement que d’autres ont moins la guigne que moi et j’ai quand même pu me revoir ce passage ! (vidéo ci-dessous (c) Doumé Gamberoni)
Sortie cette semaine (le 31 mars) de l’album live! d’Alexx and the Moooshiners. Du rock mâtiné de blues ou l’inverse, des reprises bluesy de morceaux punks, du groove et parfois même des reprises de thèmes de Miles Davis (si, si, tiens, j’espère que ça y est dans ce live !), une section rythmique solide, une guitare subtile et une voix magnifique qui ne laissera personne insensible, bref, un très bon groupe !
En plus, ils seront live à Genève le 14 avril 2011 au BAG.
Ah oui… la photo d’Alexx est de Samuel Rames alors que celle choisie par le guitariste Lionel est une image que j’ai prise au Festiverbant.
Cette semaine j’étais à un concert dans une petite salle qui n’est pas vraiment une salle de concert pour y écouter un bluesman, mais qui lui est vraiment un bluesman ! Bob Margolin n’ést peut-être pas un nom très connu dans le grand public, mais il a joué avec des gars qui eux sont des superstars. Il joua notamment pendant de nombreuses années avec Muddy Waters, avec lequel il apparait d’ailleurs dans « The Last Waltz » de Scorcese, qui fut un des films cultes de mon adolescence. A part Muddy, il y a Johnny Winter et bien d’autres: prononcez n’importe quel nom et Bob aura joué avec lui sur une scène, dans un studio ou lors d’une jam quelquepart. Et sur scène, c’est la toute grande classe dans un pur esprit de blues, de partage, de générosité et d’amitié, accompagné magistralement par le Bonny B. Band. Un grand Monsieur !
Côté technique, de très mauvaises conditions d’éclairage, avec 2 spots, dont un rouge baveux sur Bob et Bonny. Mais je me rends compte que ce genre de conditions très limites m’oblige à être encore plus précis dans ce ce que je fais et observer encore mieux les lumières, parce que je sais qu’il y aura un gros travail de post-production pour gommer les saturations de rouge et faire ressortir les contrastes. Un peu comme lors du concert de Mountain Men à Carouge.
J’aime beaucoup aller à l’Usine et notamment aux concerts organisés par PTR, parce que quand j’ai débarqué à Genève ils existaient déjà (mais depuis peu) et comme moi j’aimais le rock, on était donc fait pour s’entendre. Je n’y vais plus très souvent, il faut bien l’admettre, mais depuis 3 ans je ne manque pas la soirée « Tribute to », qui permet de voir et écouter des groupes locaux qui se réunissent autour d’un thème et d’un artiste en s’appropriant 3 de ses chansons, avec respect … ou non ! En plus mes amis de deltaR sont également des fidèles, alors raison de plus pour y aller pour partager une mousse ! Cette année, c’est Bob Marley qui s’y collait.
Ce que j’aime par-dessus tout à l’Usine c’est l’espace de liberté qui y règne: on peut être un rockeur, un punk, un minet de salon, un hippie ou un vieux (si, si, j’en connais !), tout le monde s’en fout et cohabite en bonne intelligence.
Dans la collection il manque encore deltaR, je n’ai pas encore tout à fait fini de trier !
Le passage à la nouvelle année est l’occasion de faire le bilan de la précédente, et si par certains aspects 2010 ne fut pas extraordinaire, j’ai quand même quelques sujets de fierté notamment du côté de la photo. Depuis que je m’y suis remis sérieusement début 2008 et surtout depuis que j’ai recommencé à faire des photos de concert notamment au BAG dès la fin de 2008, ma collection à recommencé à s’étoffer et surtout cela m’a amené plusieurs satisfactions en 2010.
L’an dernier, il semble que les choses soient allés par 3. C’est d’abord 3 festivals que j’ai couvert officiellement pour les organisateurs à commencer par l’excellent Blues Rules à Crissier, le festival Esperanzah! à Barcelone et pour finir le Festiverbant à Landecy. Du blues, de la world, du rock, bref tout ce que j’aime ! Ensuite – et c’est quelquechose auquel je n’avais pas vraiment pensé auparavant – ce sont 3 CD qui sont sortis avec des vraies images à moi dedans ou dessus: d’abord deltaR avec une photo dans la double page intérieure, puis Scissormen pour la couverture de leur « Live in Crissier », dont la photo a été retravaillée par Vincent Delsupexhe pour un très joli rendu final, et enfin toutes les images du CD de démo de Floyd Beaumont and the Arkadelphians, qui sont le résultat d’un shooting particulier. 3 images (ou série pour le dernier) qui sont très différentes les unes des autres et dont j’avoue être très heureux de voir dans des CD. De ce côté-là d’ailleurs, 2011 est déjà bien engagé mais on en reparlera !
Pour finir avec la série des 3, quelques-unes de mes photos sont parus dans quelques magazines de musique dont Blues Magazine, Vibrations, ou Xroads (les 3 à propos de Blues Rules) ! Bon en réalité il y aurait également des parutions plus locales ou spécialisées comme le journal de l’église évangélique (si, si) ou celui de la commune de Bardonnex, mais on en restera aux 3 magazines de blues/musique pour conserver la loi de la série.
En conclusion, une année assez fructueuse dont j’avoue être assez heureux. Ce n’est pas dans mon habitude de me vanter ou de fanfaronner, mais il faut bien se flatter l’égo de temps en temps, non ?
Yvan Franel, le chanteur du groupe Stevans était au Box à Carouge hier soir sans ses acolytes pour un concert acoustique très intéressant. En effet, si on a pu voir et entendre Stevans sur toutes les scènes de festivals et sur toutes les ondes depuis quelques temps, il est assez rare d’avoir la chance d’entendre des versions acoustiques de leurs chansons pop/rock. Et je dois avouer que même si je connaissais et reconnaissait déjà le talent du groupe et de son chanteur, j’ai été impressionné par cette très belle prestation mettant en valeur la voix et les mélodies du groupe, sur un accompagnement sobre de guitare ou piano. C’est aussi à cela qu’on reconnaît de belles chansons: quand il ne leur faut qu’une voix et une guitare pour s’épanouir.
Chris Maldah est venu retrouver Yvan sur scène pour interpréter une très belle version à 2 voix de sa chanson Adrianna et les acolytes d’Yvan, John et Bruno sont venus l’accompagner pour une dernière chanson inédite de Stevans, avec John au tambourin et Bruno au « crâne avec des boules dedans ». Et on se réjouit quand même de les retrouver à 3 pour de nouveaux shows explosifs !
Toutes les photos de ce concert dans ce diaporama.
Tous mes voeux à ma famille, mes amis, les 2 personnes qui lisent ce blog, mais aussi aux plusieurs milliards qui ne le lisent pas ! Que tous soient heureux dans tous vos projets et en bonne santé !
2 cartes de voeux cette année, notre carte personnelle et celle que j’ai faite pour la Blues Association de Genève.